L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 5 et le 8 juillet 2024, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
Les prix du blé tendre ont fortement décroché entre les séances du 5 et 8 juillet sur Euronext et le marché physique français, compte tenu de la compétitivité de l'origine russe à l'export. Ceux de l'orge fourragère ont suivi le mouvement baissier. Les prix du maïs ont eux aussi reculé mais dans une moindre mesure.
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Les exportations russes de blé tendre sont finalement estimées à 4 Mt en juin, contre 3,5 Mt précédemment, preuve de l'attractivité russe à l'export, selon l'analyste SovEcon. Il faut ajouter la pression récolte aux États-Unis. Elle serait réalisée, pour les variétés d'hiver, à 63 % selon l'USDA, contre 52 % l'an dernier à pareille époque. Les conditions de culture de blé de printemps s'améliorent, jugées "bonnes à excellentes" dans 75 % des cas, contre 72 % la semaine passée, selon la même source. Ces éléments ont fait chuter les valeurs sur le CBOT à Chicago, sachant que des ventes techniques ont amplifié le mouvement. Face à la baisse des prix, l'Algérie et la Jordanie en profitent pour se positionner à l'achat.
En maïs, les prix ont reculé également, mais dans une moindre mesure sur Euronext. Le principal élément baissier vient des États-Unis : les récentes pluies rassurent quant à l'état des cultures. L'USDA estime d'ailleurs qu'il s'améliore : 68 % des plantes se développent dans des conditions "bonnes à excellentes", en hausse de 1 % par rapport à la semaine antérieure, et contre 55 % l'an dernier à pareille époque. D'importantes ventes techniques sont survenues sur le contrat à terme états-unien. Les fonds détiennent d'ailleurs une position historiquement vendeuse. Signalons également la bonne avancée de la deuxième récolte au Brésil. L'analyste AgRural l'estime réalisée à 63 % dans la zone centre-sud du pays, contre 26 % l'an dernier à pareille époque. Néanmoins, la baisse tarifaire a été tempérée par des craintes climatiques en zone mer Noire. Une vague de chaleur est attendue en Russie, en Ukraine, en Roumanie..., ce qui est susceptible de dégrader les conditions de culture. Une vente états-unienne pour plus de 130 000 t de marchandise a également atténué le recul des prix.