Ce que l’invasion russe a changé

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Séisme logistique en Ukraine, chambardement des flux de blé mondiaux, substitutions entre céréales, changements de pratiques financières… Plus d’un an et demi après, l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe n’en finit plus de bousculer le marché mondial du blé. Crédits : © Xavier Lejeune – EC Audiovisual service

Grise mine chez les céréaliers. Plus d’un an et demi après la guerre en Ukraine, les cours du blé tendre sont revenus à leur point de départ. Une tonne de cette céréale s’échange pour environ 227 €. Dans la plaine céréalière, il est déjà loin le printemps 2022, quand la tonne de blé tendre avait atteint 437 €. Retour à la case départ ? Pas complètement : derrière les cours, beaucoup de mouvements. En quelques mois, la guerre en Ukraine a chamboulé le marché mondial du blé.
En février 2022, l’invasion russe fait grimper les inquiétudes. Face à « un véritable séisme des flux logistiques ukrainiens », les incertitudes du marché mondial étaient nombreuses, retrace Arthur Portier, consultant chez Agritel. La première était « l’indisponibilité immédiate des volumes de blé ukrainien, sachant que toute une zone agricole du pays a été affectée par le conflit », rappelle Marine Raffray, agro-économiste au sein de Chambres d’agriculture France.
Peu à peu, l’Ukraine s’est organisée pour sortir ses céréales « via les voies routières, ferroviaires et les berges » du Danube, se souvient Antoine Buisson, directeur général de Soufflet négoce en Ukraine. Un corridor sécurisé se met en place en mer Noire début août 2022, qui permettra à l’Ukraine d’exporter 33 millions de tonnes de céréales depuis ses ports, dont 27 % de blé, selon le Conseil de l’UE et le Conseil européen. Jusqu’à ce que la Russie annonce sa décision de mettre fin à l’initiative céréalière de la mer Noire le 17 juillet.
La mer Noire se referme une seconde fois, mais les cours ne repartent par à la hausse. « Parce que les Ukrainiens ont développé ces voies alternatives, ce qui change la donne sur les marchés », analyse Arthur Portier. Désormais, même sans le corridor en mer Noire, « les Ukrainiens parviennent à exporter environ trois millions de tonnes de céréales chaque mois, par camion, train ou via le Danube ». Mais aussi en raison d’une forte concurrence entre les exportateurs, note la FAO (Nations unies). Une nouvelle récolte de céréales est passée par là, proche des records, gonflée par les promesses de prix élevés. De quoi apaiser la flambée des cours du blé tendre.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

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