Le Vendéen va installer une chaîne de préparation de produits crus élaborés.
Le spécialiste du canard Ernest Soulard se prépare à de « gros investissements l’an prochain » (sans en préciser le montant), afin d’agrandir son usine vendéenne, d’installer une chaîne de préparation de produits crus élaborés et d’automatiser la surgélation. Il va en particulier « moderniser » sa gamme de foie gras cru dont les derniers nés sont des « mini-brochettes », des « dés » et des « escalopes » surgelés. De quoi élargir une gamme déjà étendue s’adressant plus particulièrement à la restauration.
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Forte de son contrôle intégral de tous les maillons de la chaîne de production et grâce à l’élevage en plein air des canards, l’entreprise familiale n’a été que peu affectée par la canicule de 2003 ; elle a néanmoins dû supporter la baisse de consommation de l’an dernier. Par ailleurs, son « fonds de commerce qualitatif » l’a préservée de la guerre européenne des prix ayant abouti à la disparition d’un des deux gros producteurs allemands du canard de Pékin. L’export (Europe et Asie) absorbe 55 % de ses ventes (73 millions d’euros au total).
La production hebdomadaire d’Ernest Soulard est de 80 000 canards et canettes de barbarie (les mâles étant principalement voués à la découpe) et de 23 000 canards mulards à foie gras. En France, les grossistes en restauration constituent la clientèle principale (60 %) du Vendéen, les industriels et les GMS se répartissant à égalité les 40 % restants.