L’annonce a fait réagir l’intersyndicale Nestlé en France qui appelle le géant de l’agroalimentaire dans un communiqué à ne « pas aboutir à un drame social après un drame sanitaire ». Les syndicats rappellent que si la confiance des consommateurs s’est érodée, la demande française et européenne existe toujours, donc l’usine de Caudry doit être associée à cette catégorie pizza.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
« Nestlé doit assumer les conséquences de l’accident industriel qui questionne sa gestion de la sécurité alimentaire. […] La place de leader mondial de l’alimentation de Nestlé doit permettre de trouver des solutions pour maintenir une production à l’usine de Caudry. Les salariés ont travaillé d’arrachepied pour remettre aux normes leur outil de travail, charge maintenant à la direction du groupe d’y faire renaitre une activité pérenne », écrit l’intersyndicale. Elle souhaite utiliser tous les leviers à sa disposition pour convaincre Nestlé de ne pas abandonner les salariés de l’usine.
Frédéric Bricout, maire de Caudry, appelle lui aussi Nestlé à prendre ses responsabilités. « Cette annonce est un effondrement pour nous. Nous appelons Nestlé à trouver une production de substitution dans leur usine de Caudry, comme des smarties ou même de l’eau. On va se battre très fortement car Nestlé, qui réalise des milliards d’euros de bénéfice dans le monde, [en] a les moyens », a-t-il réagi sur BFM TV.