Il y avait 13,729 millions de vaches au 1er avril 2023 en France, selon les données de population bovine rapportées par FranceAgriMer. C’est 2,4 % de moins qu’un an plus tôt et même 4,6 % de moins qu’en 2021. La décapitalisation est plus particulièrement marquée en femelles laitières (-3,3 % sur un an) mais est aussi prononcée en femelles allaitantes (-2,4 %). Dans ce contexte, les naissances de veaux diminuent de 6,6 % en mars par rapport à mars 2022, dont -7,7 % pour les allaitants, -4,5 % pour les croisés et -6,1 % pour les laitiers. La baisse devrait continuer puisque le stock de génisses s’érode avec 7 % de femelles allaitantes de 8-12 mois en moins que l’an dernier, et -6,1 % chez les laitières du même âge. Du côté des jeunes bovins allaitants, le stock remonte (+1,3 % chez les 8-12 mois, +0,3 % pour les 12-16 mois et +5,4 % chez les 16-20 mois) mais cette hausse est à temporiser car c’est à comparer avec la mauvaise année 2022. Les stocks sont dans l’ensemble inférieurs à leur niveau de 2021.
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Cette baisse du cheptel est de mauvais augure pour les abattages à venir. Au premier trimestre, le nombre de bovins mâles abattus reculait de 1,9 % sur un an et celui de femelles de 1,8 % tandis que les abattages de veaux de boucherie chutaient de 6,8 % selon les données Agreste.