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Boiterie : la détection par thermographie infrarouge encourageante mais pas encore suffisamment performante pour les bovins

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L'enjeu de la détection des lésions podales par thermographie infrarouge est de pouvoir traiter l'animal avant qu'une boiterie n'apparaissent. Crédits : © P. Geboers

Lors d’une conférence au Space 2026, le 15 septembre, l’Institut de l’élevage a présenté ses dernières avancées en matière de détection des lésions podales par thermographie chez les bovins. Pour l’instant, les performances ne sont pas suffisantes pour une large application sur le terrain mais reste prometteuse.

Dans le cadre du projet Thermopod, l’Idele a créé un modèle de détection des lésions podales par thermographie chez les bovins et les ovins grâce à des caméras infrarouges et l’intelligence artificielle. Objectif ? Détecter le plus tôt possible les lésions pour éviter les boiteries, leur coût en élevage étant estimé « entre 70 et 600 euros par cas », rappelle Aurore Duvauchelle Waché, vétérinaire à l’Idele.

Pourquoi utiliser la thermographie infrarouge pour la détection les lésions podales chez les bovins laitiers comme allaitants ? « Une inflammation provoque une augmentation de la température locale, explique la vétérinaire. On peut capter ce rayonnement thermique du pied et obtenir un thermogramme avec différentes couleurs à différents endroits du pied. »

Pour cela, huit caméras thermiques ont été fixées sur une cage de contention et un modèle d’intelligence artificielle, dit de deep learning, a été entraîné pour détecter ou non des lésions à partir des images fournies par les caméras.

Améliorer la détection par intelligence artificielle

Avec 70 % des cas détectés, « le modèle est moyen pour l’instant, mais cela reste encourageant, témoigne Louise Hélary, de l’équipe Data’Stat de l’Idele. Sur le modèle laitier, il y a encore des difficultés à identifier les vrais positifs. Sur le modèle allaitant, ce sont les vrais négatifs qui sont plus difficiles à détecter. »

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« Pour le moment les performances de détection sont insuffisantes pour une utilisation sur le terrain, abonde Aurore Duvauchelle Waché. On doit continuer de travailler le modèle. »

Des caméras couplées au robot de traite

Le dispositif de prise d’images testé coûte entre 25 000 et 30 000 euros pour les bovins en incluant une enveloppe de 10 000 euros pour la cage de contention et 2 500 euros pour chaque caméra. « Il est possible de faire fonctionner les caméras sur un rail en aluminium et de les installer ailleurs que sur une cage de contention, comme sur un robot de traite », imagine la vétérinaire. Dans ce cas, avec des images prises au moins deux fois par jour par animal, « même si le modèle n’est pas précis, avec la grande quantité d’images, il serait peut-être possible de voir quand les pieds chauffent et pouvoir traiter le plus rapidement possible. »

« En allaitant, il faudrait une performance d’au moins 90 % pour concevoir une utilisation en ferme. Avec un portique de passage peut-être pour qu’il n’y ait pas de manipulation supplémentaire. »

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