In Vivo Retail souhaite accélérer son développement sur l’alimentaire et a annoncé en conférence, le 20 septembre, être entré en négociation exclusive pour l’acquisition de l’enseigne Bio&Co. Cette opération reste soumise à l’approbation de l’Autorité de la Concurrence et les responsables se sont donc refusés à communiquer pour l’instant les montants mis en jeu. L’opération, espère le groupe coopératif, devrait être bouclée pour la fin de l’année. Implantée dans la région Paca, l’enseigne Bio&Co, 22 M€ de chiffre d’affaires et six magasins (Aix-en-Provence, Aubagne, Toulon, Bouc-Bel-Air, Marseille, Vallauris) propose une offre bio en produits frais, secs, restauration et hygiène beauté et met particulièrement en avant les fruits et légumes, de préférence régionaux.
Cette acquisition vient renforcer les ambitions d’In Vivo Retail à l’horizon 2025. « L’objectif est d’atteindre en 2025 un chiffre d’affaires de 2,7 Md€ (2,27 Md€ actuellement), devenir un leader européen du secteur de la jardinerie -en développant nos trois enseignes majeurs Jardiland, Gamm Vert et Delbard-, et être un acteur de référence de la distribution alimentaire, avec Frais d’Ici [concept de magasins de produits frais portés par les coopératives avec une offre à 80 % locale, 10 M€ de chiffre d’affaires sur six magasins actuellement, NDLR] et Bio&Co, explique Guillaume Darrasse, directeur géénral d’In Vivo Retail. Le chiffre d’affaires se répartira à 40 % sur la jardinerie, à 30 % sur l’animalerie et à 30 % sur l’alimentaire. » In Vivo annonce l’ouverture d’ici 2025 de 150 points de vente alimentaires sous une des deux enseignes. Frais d’Ici et Bio&Co ont vocation à se développer en magasins adossés à des points de vente jardinerie, comme c’est le cas aujourd’hui pour quatre des six magasins Frais d’Ici. « Nous souhaitons déployer à l’échelle nationale Bio&Co et continuer de développer le concept Frais d’Ici, pour répondre aux attentes des consommateurs, qui portent sur le bio et les produits locaux. L'alimentaire est un vrai moteur de croissance », précise Thierry Blandinières, directeur général d’In Vivo.
Enfin, autre point de la stratégie d’In Vivo Retail : le digital, avec l’ambition de multiplier par 10 le chiffre d’affaires e-commerce, que ce soit sur le secteur de la jardinerie ou de l’alimentaire. « Nous réfléchissons à construire une place de marché globale (BtB et BtC). Nous en reparlerons en fin d’année », annonce Thierry Blandinières.
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