Approvisionnement Agroalimentaire : la Normandie analyse ses ressources en coproduits

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Près de 80 % des volumes de coproduits de l’industrie agroalimentaire normande sont valorisés dans un rayon inférieur à 100 km du site de production, selon une étude de Réséda associé à l’Area pour explorer les gisements et les valorisations des coproduits en Normandie.

L’aliment du bétail en tête

Globalement, la hiérarchie de la valorisation de ces ressources est similaire en dans cette région et au niveau national même si le poids de l’alimentation animale, en tête dans les deux cas, y est encore plus important (plus de 75 % contre un peu plus de 60 %).

La fabrication à la ferme, à proximité des unités de production, est en effet historiquement très consommatrice de coproduits en sus des usines d’aliments pour animaux. C’est le cas pour les pulpes de betteraves issues des sucreries, du lactosérum ou du marc de pommes. L’enquête nationale est ainsi complétée par cette enquête régionale car elle n’avait pas pu évaluer les volumes valorisés en direct élevage. Les vingt-cinq usines normandes d’aliments pour animaux d’élevage (750 000 t) consomment, quant à elles, les productions locales de tourteaux de colza, issues de céréales, coproduits laitiers et l’alimentation des animaux familiers valorise les coproduits de poissons, porcs, volailles.

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Pour treize secteurs des quarante-huit entreprises qui ont répondu à l’enquête, soit 360 000 t brutes (124 700 t de matière sèche), l’enquête a identifié une soixantaine de coproduits différents. Les filières céréalières (meunerie, pains, pâtisseries, biscuits) sont particulièrement intéressées par la nutrition animale (sons, remoulages, coproduits de la transformation), mais elles ont aussi développé des filières à plus forte valeur ajoutée soit en extrayant des composés, soit en commercialisant en magasin d’usine des produits non conformes sur leur présentation (étiquette, biscuits brisés). Le rapport complet peut être consulté sur le site de l’Area (www.area-normandie.fr).

 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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