Accord signé avec la Chine pour la production de semences caprines

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Un centre de production de semences chinois est en cours de fabrication dans la province du Shaanxi. Crédits : © Capgènes

Capgènes et Synetics ont officialisé un partenariat avec le géant chinois CP Group pour créer en Chine un centre de production de semences caprines calqué sur le modèle français.

Lors du salon Capr’Inov, les représentants chinois du groupe sino-thaïlandais Charoen Pokphand Group (CP Group) ont signé un accord tripartite avec les Français Synetics et Capgènes. Ce partenariat prévoit la construction, dans la province du Shaanxi, d’un centre de production de semences caprines reproduisant à l’identique celui de Capgènes à Mignaloux-Beauvoir (Vienne).

« Il s’agit d’un véritable transfert de technologies et de savoir-faire, explique Édouard Guibert, éleveur en Indre-et-Loire et président de la commission commerce international de Capgènes. Nous formerons les équipes chinoises à la production de semences congelées, mais aucune paillette ne sera vendue sur place. »

Un centre cloné et un marché immense

Le modèle français sera donc répliqué en Chine, avec des redevances attendues pendant douze ans pour chaque bouc présent dans le centre. Une perspective attractive pour Capgènes et Synetics, au regard du potentiel local. « Rien que dans le Shaanxi, deux millions de chèvres sont à inséminer », souligne Yves Rouault, directeur de Capgènes. Un volume sans commune mesure avec les 200 000 doses produites chaque année en France.

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Les partenaires français se veulent également rassurants sur la protection juridique de leur savoir-faire. « Deux ans de négociation ont permis de tout verrouiller », indique Édouard Guibert. Et Yves Rouault d’appuyer : « Ce genre de contrat a déjà été passé avec le leader de la génétique porcine française et nous n’avons jamais vu la queue d’une paillette chinoise en Europe. »

Premières retombées dès 2026

Capgènes s’organise déjà pour assurer ce transfert de compétences. Maïlys Ta, chef de projet export pour Capgènes, repartira deux semaines en Chine en janvier, puis tous les trois à quatre mois, pour former les animaliers et laborantins du centre en cours de construction. Les premières retombées financières sont attendues dès 2026, offrant à Capgènes de nouvelles marges pour soutenir ses besoins en recherche et développement.

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