Devant l’ampleur de la mobilisation citoyenne des Européens, la Commission a invité le Parlement européen et le Conseil à « convenir rapidement d'accords ambitieux sur les propositions législatives déjà proposées, qui contribueront à protéger et à restaurer les populations de pollinisateurs européens et à traduire l'ambition des citoyens en actes législatifs ». En réponse à l'initiative citoyenne européenne "sauvons les abeilles et les agriculteurs ! ver une agriculture plus respectueuse des abeilles pour un environnement sain" qui a récolté plus d'un million de signatures, la Commission estime que « plutôt que de proposer de nouveaux actes législatifs, il est prioritaire de veiller à ce que les propositions en cours de négociation par les colégislateurs soient adoptées puis mises en application en temps utile, ces deux aspects revêtant une grande importance dans le contexte de cette ICE, parallèlement à une mise en œuvre effective de la Pac ».

L'initiative citoyenne était portée par plusieurs ONG européennes dont Générations futures.


Deux textes en cours d’examen

Pour la Commission, les propositions contenues dans son projet de règlement sur l’utilisation durable des pesticides prévoyant  la réduction de 50 % de leur usage et des risques associés et une interdiction dans des zones dites sensibles ainsi que dans son projet de législation sur la restauration de la nature (avec des objectifs contraignant en matière de population de papillons, de surfaces naturelles…) permettrait de répondre aux demandes exprimées par les citoyens. Mais ces deux textes, en cours d’examen, sont malmenés. Pour celui sur les pesticides par exemple, les ministres de l’Agriculture ont demandé une étude complémentaire sur les conséquences pour la sécurité alimentaire (attendue au plus tard en juin) et au Parlement, le principal groupe politique (les démocrates-chrétiens du PPE) demande un report du texte.

Lire aussi : Abeilles, papillons, oiseaux, tourbières : la Commission européenne fixe de nouveaux objectifs aux agriculteurs

Alors que 80 % des espèces cultivées ou des espèces de fleurs sauvages dépendent de la pollinisation animale dans l'UE, une espèce d'abeille, de papillon et de syrphe sur trois est en déclin. La moitié des terres agricoles de l'UE est déjà menacée d'un déficit de pollinisation.

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