#25 mars, démonstration de force des agriculteurs

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Des dizaines de tracteurs sur la place de Jaude et des files immenses stationnées dans plusieurs artères de la ville. Crédits : © SC

Au pays des volcans, la terre a tremblé jeudi. Accompagnés des vrombissements des tracteurs, des milliers d’agriculteurs venus de l’Allier, du Cantal, de l’Aveyron, de la Haute-Loire, du Puy-de-Dôme, de la Lozère, de la Creuse, de la Corrèze, de la Haute-Vienne, du Lot, du Gard, de la Saône-et-Loire, de la Loire, de la Nièvre…ont battu le pavé auvergnat, sous l’œil de Vercingétorix, pour dire à quel point leur activité est en danger.

Convergeant des principales autoroutes (A75, A71, A89…), ils ont rejoint la place de Jaude en fin de matinée, tandis que leurs collègues étaient mobilisés à Lyon. A leur côté des élus, des salariés d’organisations professionnelles agricoles dont certaines avaient volontairement choisi de baisser le rideau en ce jour de mobilisation générale, mais aussi des acteurs du secteur comme les concessionnaires de matériels agricoles, coopératives, groupements de producteurs…Le monde de l’élevage réuni au grand complet en somme et plus globalement celui de ce vaste espace de polyculture-élevage « dont l’avenir pourrait être compromis par des choix politiques hasardeux », a résumé David Chauve, secrétaire général adjoint de la FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes, et chef d’orchestre de ce vaste rassemblement clermontois. Sur les banderoles, en filigrane, le même message : le sentiment de travailler toujours davantage sans en récolter les fruits, alors qu’au bout de la chaîne, d’autres se gavent, et comble du cynisme avec la caution des pouvoirs publics. En cause, une loi Ega bancale qui peine à aller au bout de son esprit d’origine à savoir permettre aux producteurs d’être à minima payés aux coûts de production.

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Cette première sommation ne doit pas rester sans réponse. Elle en appellera d’autres « si les pouvoirs publics ne changent pas de braquet » ont promis l’ensemble des représentants des organisations agricoles et syndicats professionnels.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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