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International
La Mongolie, VIP du Sommet de l'élevage

La 31ème édition du Sommet de l'élevage conforte son image à l'international en accueillant de nombreuses délégations étrangères. Invitée d'honneur, la Mongolie signera un accord de coopération avec la France.

Moutons et chèvres constituent le plus gros cheptel d’élevage en Mongolie.
Moutons et chèvres constituent le plus gros cheptel d’élevage en Mongolie.
© C. Rolle

Invitée d’honneur de cette nouvelle édition, la Mongolie se déplace avec une quarantaine de représentants du gouvernement et de l’élevage mongol. Des visites d’exploitations, des rencontres et la signature d'un accord de coopération entre la France et la Mongolie par leurs ministres de l’Agriculture constitueront les temps fort de la délégation mongole. « Très engagée sur le sujet du pastoralisme et de tous les enjeux qui y sont liés, la Mongolie est à l’initiative de la proposition validée par la FAO visant à déclarer 2026, Année internationale du pastoralisme. Ce n’est donc pas un hasard si le Sommet, qui veut s’inscrire dans la durabilité, en a fait son pays à l’honneur, pour cette nouvelle édition » explique le président, Jacques Chazalet. Il est vrai qu’avec un territoire grand comme trois fois la France, composé de 80% de pâturages, accueillant près de 67 millions de têtes de bétail, la Mongolie se présente comme un lieu de prédilection de l’élevage extensif au potentiel agricole considérable. Les leviers de développement sont énormes. « Alors qu’en France des éleveurs abandonnent l’élevage, la production mongole se structure et s’organise afin d’être plus opérationnelle, constate le président. Nous avons là deux systèmes diamétralement opposés ; entre surpâturage en Mongolie et hémorragie foncière et productive en France, il y a un juste équilibre à trouver. »
C’est donc dans cette optique que le Sommet de l’élevage, qui se veut être avant tout un carrefour d’affaires, accueille les représentants de la Mongolie. « Notre rôle et de les mettre en relation avec des opérateurs français dont les compétences et savoir-faire peuvent venir en appui au développement de l’élevage mongol » indique le président. L’accord de coopération qui sera signé entre la France et la Mongolie le 4 octobre, et dans lequel l’agriculture est un des piliers, vise ainsi à favoriser les échanges entre les deux pays, particulièrement dans le domaine de l’élevage où la France peut conduire différentes actions. Parmi celles-ci elle peut apporter son expertise dans le contrôle des maladies, vendre des animaux de races rustiques résistantes aux conditions climatiques extrêmes, apporter un appui à l’identification et à la traçabilité animale, accompagner dans les formes et processus de formations professionnelles agricoles ou bien encore coopérer sur la mise en place de systèmes de conduites d’élevages, de soins vétérinaires, sur des méthodes de valorisation des produits et sur l’insémination artificielle. « Les actions possibles sont multiples, elles visent également à mobiliser les entreprises pour développer les échanges commerciaux agricoles entre la France et la Mongolie précise Jacques Chazalet. Et le Sommet s'inscrit aussi dans ce rôle. »
La Mongolie disposera d’un stand dans le hall d’accueil du Sommet de l’élevage et exposera une authentique yourte mongole sur le parvis extérieur. Une exposition de yaks ainsi qu’un stand de restauration mongole compléteront le dispositif. Et pour en découvrir davantage sur ces méthodes d'élevage uniques et durables ainsi que sur les opportunités de développement et de coopération avec les entreprises françaises, une conférence sur l’agriculture mongole se tiendra mardi 4 octobre, de 10 h à 12h (centre de conférences, salle 2).   

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