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Val de Sèvre adapte ses plannings et son schéma de vaccination des canards

Face à l’influenza aviaire, le groupement Val de Sèvre, qui compte 40% de ses élevages en Vendée, veut s’adapter pour passer au mieux la crise et répondre à la demande de son client Delpeyrat.

<em class="placeholder">« Nous devons continuer à nous adapter, nous améliorer, être plus vigilants sur la vaccination, la biosécurité » estime Jean-Baptiste Rotureau.</em>
« Nous devons continuer à nous adapter, nous améliorer, être plus vigilants sur la vaccination, la biosécurité » estime Jean-Baptiste Rotureau.
© V. Bargain

« La saison 2024-2025 n’a pas été simple et 2025-2026 ne sera pas simple non plus » a constaté Jean-Baptiste Rotureau, président de l’Organisation de Producteurs de palmipèdes à foie gras Val de Sèvre lors de son assemblée générale. 

Lire aussi : Grippe aviaire : renforcement des mesures en Vendée, Loire-Atlantique, Maine-et-Loire et Deux-Sèvres

L’OP, qui regroupe 113 producteurs, a dû faire face en 2025 à la tendance plutôt baissière du marché. Pour répondre à la demande de son client Delpeyrat, il a abaissé ses objectifs de production à 1,540 million de canards pour 2024-2025 au lieu de 1,6 million prévu initialement, et le prévisionnel d’abattage est de 1,350 million en 2026. L’objectif de poids de foie de 540 g en mâle est aussi passé à 480 g depuis l’été 2025. Puis est arrivée l’influenza aviaire. Le groupement compte 40 % d’élevages en Vendée, 31 % en Deux-Sèvres, 15 % en Maine-et-Loire, le reste sur 6 autres départements. « Depuis 2005, nous avons choisi de ne plus créer d’élevages dans les zones trop denses, sur la côte vendéenne, dans les zones humides, mais de privilégier des projets en Maine Loire, Sarthe, Vienne, Indre, Indre-et-Loire, Charente-Maritime » souligne Olivier Brebion, directeur de Val de Sèvre. 32 % de son potentiel d’élevage et 45 % de son potentiel d’engraissement se trouvaient toutefois au 25 novembre en Zone Réglementée. Pour les éleveurs de canards prêts à engraisser (PAE) des Zones Réglementées, le choix a été fait, dans la mesure du possible, de faire du dépeuplement commercial pour ne pas créer de nouveaux foyers et préserver les secteurs libres. « Nous sollicitons nos partenaires, mais la vente en maigre de canards Mulard n’est pas simple. » Un objectif sur décembre 2025 et janvier 2026 est aussi de vendre des PAE à d’autres groupements, pour atténuer le problème du stockage sur pattes des canards jusqu’à plus de 13 semaines.

Lire aussi : Grippe aviaire : où se trouvent les nouveaux foyers de la saison 2025?

Maintenir deux vaccinations

L’OP a aussi modifié ses plannings pour détruire le moins possible d’animaux de 1 jour et préserver les volumes à venir. Il a adapté son schéma de vaccination, avec la mise en place depuis début novembre d’une 3ème vaccination pour les lots en cours, pour faire face à l’allongement de la durée d’élevage. « Le 1er vaccin se fait aujourd’hui entre 14 et 18 jours et le 2ème 21 à 28 jours après, pour prolonger l’immunité et éviter une 3ème vaccination, précise Olivier Brebion. Mais l’impact financier de 2-3 semaines d’élevage en plus, qui plus est en bâtiment, ce qui implique plus de paillage, et d’une 3e vaccination est élevé. Les éleveurs sont très inquiets et attendent des aides de l’État. » 45 % de son potentiel d’engraissement étant en Zone Réglementée, la production de canards gras de l’OP est aussi très impactée. « Alors que nous devrions actuellement abattre 32 000 canards/semaine, nous n’en abattons que 15 000/semaine. Cette crise juste avant les fêtes nous pénalise pour la vente de foie gras frais, le mieux valorisé. » Le groupement espère revenir à 70 % de son potentiel de production en janvier et 100 % en février, sur des volumes moins importants qu’en fin d’année.

Une saison foie gras 2024-2025 déjà compliquée

En 2024-2025, 1 589 000 canards ont été mis en engraissement à Val de Sèvre. L’âge d’abattage des mâles a été de 80 jours, pour un poids PCE de 3,425 kg chez Delpeyrat jusqu’à sa fermeture, puis de 2,855 kg (hors tête et cou), avec 0,16 % de mortalité en élevage, permettant une MPA de 3,23 €/canard pour les éleveurs. En engraissement, le poids de foie moyen a été de 539 g, avec 2,03 % de mortalité, permettant une MPA de 3,91 € pour les engraisseurs. Au final, 1 540 000 canards ont été commercialisés, contre 1 448 000 en 2023-2024. Mais les prix de reprise ayant diminué, le chiffre d’affaires de l’OP a baissé à 58 M€, contre 63 M€ en 2023-2024, entraînant un résultat net de – 89 000 € (-0,06 € par canard). Les producteurs ont aussi dû faire face au changement d’abattoir, de l’abattoir de La Pommeraie-sur-Sèvre (85) de son client Delpeyrat, fermé fin 2024, à l’abattoir des Herbiers (85) d’Euralis Gastronomie. S’y sont ajoutés le changement du transporteur de gras, le déménagement du siège social de Val de Sèvre et le changement de grille pour accompagner le nouvel objectif en poids de foie de 480 g.

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