Aller au contenu principal

Une nouvelle volière Red L pour pondeuses en Normandie

Producteurs d’œufs depuis six ans avec 10 000 poules en système plein air, Emmanuelle et Fabien Cornu ont triplé leur effectif plein air avec une volière Vencomatic Red L.

Depuis que j’ai démarré l’exploitation, chaque année il y a un nouveau projet qui se concrétise », explique fièrement Fabien Cornu, nouvel agriculteur à Écots dans le Calvados. Cette année, sa femme Emmanuelle s’est installée à son tour, en suivant un parcours de formation-installation. Courant novembre, après trois ans de gestation, le couple a démarré son deuxième atelier de poules pondeuses en plein air de 20 000 places. Avant l’arrivée des poules, Fabien et Emmanuelle ont fait découvrir le nouvel élevage aux voisins, aux collègues et peut-être à de futurs éleveurs normands. Pour un tel effectif, la volière s’est imposée car elle permet de « mettre plus de poules sur la même surface de bâtiment », avance Fabien. En système plein air sur un niveau, il aurait fallu une surface utile de 2 222 m2 (9 poules/m2), au lieu des 1 300 m2 de cette salle (82 m par 16 m de large). Avec les surfaces créées hors-sol, le nombre de poules rapporté au sol est multiplié par 1,7. En contrepartie, la coque (du constructeur Deniau) est plus haute : 3,5 m sur le côté et 6,5 m au faîtage.

Une structure pyramidale au point depuis de nombreuses années

Le choix des Cornu s’est porté sur la volière Red L de Vencomatic. La volonté des éleveurs était de « retrouver notre premier système à un niveau (sol et caillebotis) qui est agréable pour travailler. On ne circule pas dans des couloirs avec des oiseaux qui volent en les traversant", note Emmanuelle. "Et l’on n’est pas obligé d’escalader la structure pour faire l’inspection », ajoute Fabien. C’est la quatrième installation en France alors que ce modèle a été inventé avant le dispositif à niveaux superposés (Bolegg terrace). « En France, les éleveurs préfèrent le Bolegg terrace, alors qu’en Belgique, le Red L est majoritaire », constate Sébastien Guinard technico-commercial Mafrel-Sérupa.

Trente-six euros investis par poule logée

Fabien Cornu est persuadé que les poules préféreront occuper la partie supérieure de la volière. C’est pourquoi, il apprécie que les chaînes d’alimentation et les pipettes fonctionnement séparément en haut et en bas. Il apprécie aussi les deux pondoirs du bas « pour les poules qui n’auront pas le temps de remonter pondre ou la vigueur nécessaire en fin de lot. » L’éclairage est assuré par neuf lignes de tubes à leds pilotées en cinq zones par l’Avitouch. Il est complété par des baies en polycarbonate placées dans les volets d’aération statique. Un chapiteau à ascenseur assure la sortie d’air, renforcé par quatre turbines en pignon pour les périodes chaudes. Une emballeuse de ferme Staalkat d’occasion (36 000 œufs/heure) parachève l’équipement, ainsi que des caméras intérieures et extérieures pour la surveillance, l’élevage étant situé à 500 mètres de l’exploitation. Pour cet investissement de 730 000 euros (hors les 8 ha de foncier et la main-d’œuvre du terrassement assurée par Fabien), le couple a obtenu sans difficulté la totalité des fonds auprès de la Caisse régionale du Crédit agricole.

Le modèle Red L recrée l’élevage au sol en hauteur

Reposant sur deux rangées de pieds, le portique Red L de 9,4 mètres de large (1) comporte de chaque côté trois plateaux superposés de 1,38 mètre de large. Ces niveaux décalés (avec tapis de collecte de fientes) disposent de mangeoires linéaires, de pipettes, d’un pondoir simple. Ces deux parties sont reliées par un plateau central sur caillebotis (avec collecte des fientes) situé à 2,2 mètres du sol. Ce plateau supporte le pondoir central double à deux étages, l’abreuvement, l’alimentation et les perchoirs. À chaque extrémité, les éleveurs y accèdent par des escaliers métalliques. Ils peuvent circuler sous le portique, dans la zone servant d’aire d’exercice. Les poules n’y ont pas accès les premiers jours après leur mise en place (grillages amovibles), le temps de s’habituer à retrouver l’eau, la nourriture, les perchoirs et le nid. Les caillebotis sont légèrement inclinés pour permettre aux œufs pondus hors nid de rouler jusqu’à l’extrémité (visibilité et accessibilité pour l’éleveur).

(1) Largeur variable de 7,1 m à 13,6 m selon le modèle.

FACU Partenaire de la Ferme de la Perdrière

La quarantaine, Fabien Cornu a d’abord été boulanger et a quitté le métier « pour avoir une vraie vie de famille. » Il conserve l’état d’esprit d’un artisan qui investit pour développer son affaire. Lancé sans aide avec 10 hectares et 10 vaches allaitantes, six ans après Fabien Cornu exploite 80 ha, détient 80 vaches et un premier cheptel de 10 000 poules en système plein air. Fabien tient à son indépendance économique, mais passe par un metteur en marché pour écouler sa production qui sera de plus de 8 millions d’œufs dès l’an prochain. Il fait partie de la quinzaine d’éleveurs en systèmes alternatifs qui fournissent la Ferme de la Perdrière. Membre comme 18 autres des Aviculteurs associés (marque nationale œuf de nos villages), l’entreprise commercialise 135 millions d’œufs par an. « Avec 35 % de nos œufs en alternatif, nous sommes dans la moyenne nationale, souligne Christophe Jean, gendre du fondateur Hervé Dupart. Nous avons le souci d’accompagner la demande, mais pas d’accélérer l’alternatif. Comme beaucoup, nous avons des amortissements de cages aménagées jusqu’en 2021. » La Ferme de la Perdrière détient 170 000 poules en cage.

Les plus lus

<em class="placeholder">Emma Carfantan</em>
« Je m’installe en poules pondeuses avec un bâtiment agrandi »

Emma Carfantan a démarré cet été son premier lot de poules pondeuses en code 2 dans son poulailler, agrandi et rénové…

<em class="placeholder">Christelle Lalondrelle s’est installée sur un site en location au cœur de la forêt des Landes en production certifiée de poulets fermiers des Landes.</em>
Des cabanes landaises automatisées et rentabilisées en sept ans pour les poulets fermiers

Christelle Lalondrelle a rejoint son mari sur la ferme familiale avec la reprise d’un site en poulets fermiers des Landes. La…

<em class="placeholder">Jean-Louis Thébaud, éleveur de poulets lourds dans le Morbihan : « La litière obtenue avec les gros granulés de paille est très absorbante et confortable pour les ...</em>
« Les gros pellets de paille offrent une litière efficace pour mes poulaillers »

Jean-Louis Thébaud, éleveur de poulets lourds dans le Morbihan, a testé durant un an une litière de pellets de paille…

<em class="placeholder">Selon les estimations de l&#039;Itavi, environ deux poules sur trois seraient désormais produites dans des exploitations soumises à l’IED.</em>
Mon élevage de volailles sera-t-il concerné par la directive IED ?

La révision de la directive IED sur les émissions industrielles introduit de nouvelles règles. Le décryptage de l’Itavi en…

<em class="placeholder">Eleveur dans son bâtiment pondeuses</em>
« Ma stabulation transformée en bâtiment de ponte »

En 2017, Samuel Tallec a mis un terme à son atelier lait et transformé avec succès sa stabulation en poulailler de poules…

canards prêts-à-gaver
Grippe aviaire : premier cas de la saison 2026-2027 confirmé

Un premier cas de grippe aviaire H5HP a été confirmé dans le Maine-et-Loire en canards prêts-à-gaver le 31 août 2026.

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​ TTC
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)