Aller au contenu principal

Une année de croissances externes pour le groupe LDC

Après deux exercices records consécutifs, le groupe LDC a stabilisé ses activités volailles au premier semestre 2024-2025, tout en accélérant fortement sa croissance externe sur les produits élaborés et l’international.

<em class="placeholder">DCIM\101MEDIA\DJI_0396.JPG</em>
Cet exercice 2024-2025 devrait atteindre 6,2 milliards d'activités avec les 7 milliards en ligne de mire pour 2026-2027.
© LDC

Ayant profité de la vague de hausse des prix post-Covid, le groupe LDC surfe maintenant sur celle de la hausse de la consommation de poulet qui a atteint + 6,3 % de mars à septembre 2024, comparativement à 2023. Dans le même temps, les autres viandes sont en recul, y compris le porc.


Le prix moyen des volailles baisse quand celui des autres monte. LDC a dû concéder des baisses de prix d’environ 10 %, a précisé fin novembre Philippe Gélin, le président du directoire, lors de la présentation des résultats semestriels. « Nous sommes rentrés dans une stratégie post-influenza aviaire de reconquête des consommateurs ». D’une part en ajustant les prix en fonction de ceux des matières premières agricoles pour se conformer à la loi Egalim, mais aussi pour redynamiser le marché qui semblait s’essouffler.


En effet, fin 2023-début 2024 un certain nombre des 7000 éleveurs fournisseurs a connu des allongements de vides entre lots, qui ont pénalisé leurs résultats économiques. Après la crise influenza ayant affecté les Pays de la Loire, LDC était peut-être revenu un peu trop vite à son potentiel de production. D’où les efforts de promotions et les baisses de tarifs consenties pour relancer la consommation.


Résultat, le chiffre d’affaires semestriel (mars à août 2024) du pôle volailles hors amont (1) a fléchi de 2,3 % (1 867 millions d’euros), malgré la hausse des volumes de 4,5 % (367 800 t).
Courant 2024, la dynamique de production est repartie en poulet et dinde, indique Philippe Gélin, le canard faisant exception comme partout en Europe. En poulet label rouge, l’embellie est attendue pour le 1er semestre 2025.

 

<em class="placeholder">Une année de croissances externes pour le groupe LDC</em>


Activité contrastée à l’international et en croissance en Traiteur


Dans les filiales polonaises et hongroises, les tendances sont les mêmes qu’en France : hausse des volumes (+ 3,9 % avec 97 700 t) et baisse du chiffre d’affaires (-4,6 % avec 369 M€). LDC a subi la crise du canard, surtout en Hongrie « avec moins 25 % de ventes pour ne pas vendre à vil prix ». La bonne croissance du poulet (+ 9,4 %), sauf sur le segment certifié/free range (-3 % en valeur et -7 % en volume), n’a pas suffi. Seul le Royaume-Uni progresse fortement (+ 43 %) mais son chiffre d’affaires pèse peu (20 M€).


En France, le pôle Traiteur affiche une croissance des volumes (+ 7,7 % à 85 000 t) et des ventes (+ 7,2 % à 456 M€) supérieure au marché. C’est dû à l’intégration complète du rachat des Délices de Saint Léonard et à la dynamique de la marque Marie, leader des plats cuisinés frais et des pizzas congelées, indique LDC.


Forte accélération de la croissance externe


« En moyenne depuis 20 ans, LDC progresse de 4 % par an par sa croissance organique et de 4 % par la croissance externe » rappelle Philippe Gélin. Pour le dirigeant de LDC, l’exercice 2024-2025 est « une année décisive ». En France, le groupe continue à creuser l’écart avec des investissements productifs (250 M€ sur l’exercice), apporteurs d’innovation et de compétitivité.

 

<em class="placeholder">En France, LDC réorganise ses activités Dinde (regroupements sur quatre abattoirs) et renforce les capacités de ses abattoirs de poulet. </em>

En France, LDC réorganise ses activités Dinde (regroupements sur quatre abattoirs) et renforce les capacités de ses abattoirs de poulet. 


Pour « devenir un champion européen », il accélère son internationalisation avec des implantations locales pour bien connaître le marché et fournir des consommateurs locaux. Alors que le groupe a fait dix acquisitions en 3 ans, 7 achats sont réalisés ou en cours cette année 2024-2025, dont 6 concernent des produits élaborés. Quatre se trouvent à l’étranger : en Pologne Indykpol en dinde et l’usine Konspol (produits panés et traiteur), et deux nouveaux pays avec Calibra en Roumanie et European convenience food (ECF) en Allemagne, toutes deux dans les produits panés.


En France, les deux acquisitions qui intéressent le pôle Volaille, sont l’industriel Routhiau (autorisation en attente) qui rejoindra la branche Maitre coq. LDC est aussi devenu majoritaire à 80 % de Favid (16 M€ de chiffre d’affaires), un opérateur spécialisé dans la cuisson des viandes. Enfin, le pôle traiteur intégrera la société Martinet, leader des salades composées, au cours du 1er semestre 2025.


Avec ces acquisitions, le chiffre d’affaires du groupe augmentera mécaniquement de 640 M€ (10 % du total), avec objectifs déjà affichés pour ces outils : doublement en 5 ans chez ECF, triplement en 3 ans chez Calibra plus un agrandissement envisagé.


Sur ces bases favorables, le groupe LDC confirme ses objectifs économiques. Il prévoit d’atteindre un chiffre d’affaires de 6,2 milliards d’euros sur 2024-2025, en dégageant une marge opérationnelle de l’ordre de 5 %. Il y parviendra d’autant mieux si les fêtes de fin d’année se sont bien passées et s’il peut obtenir une revalorisation de ses tarifs. « Nous constatons que les matières premières restent chères, notamment pour les produits laitiers et de la mer. Sans oublier la main-d’œuvre et les énergies ».


(1) Ce pôle comprend en volailles des activités d’amont (accouvage, aliments, matières premières) et en œuf des activités d’aval (conditionnement et ovoproduits)

Les plus lus

<em class="placeholder">L’éleveur Loïc Thomas et le chef d’élevage Frédéric Vernert (2ème à gauche), entourés de Franck Martin de la Siac (installateur) et de Benoît Pineau de Skov.</em>
Poules pondeuses : « Pour gérer les fortes chaleurs, j’ai choisi le système pad cooling et la ventilation tunnel »

La Scea de la Higadère dans le Gers a transformé ses deux bâtiments cages en volière, et opté pour une ventilation « …

<em class="placeholder">Poulet alimentation</em>
Trois stratégies à combiner pour protéger les poulets des coups de chaleur

L’Itavi teste trois leviers pour protéger les poulets de chair du stress thermique. Aliment enrichi, eau froide, jeûne…

<em class="placeholder">Le fait d’enlever la matière organique avec un détergent, cela représente 80 à 90 % de l’efficacité du nettoyage.</em>
La détergence est une étape cruciale pour abaisser la pression contre la coccidiose chez les volailles

L’étape de détergence puis la désinfection à base de phénols sont essentielles pour lutter contre la coccidiose en bâtiment…

Le jeûne des canards gras testé comme alternative au gavage

Des chercheurs du Sud-Ouest ont réussi à créer un comportement hyperphagique chez le canard gras sur une courte durée..…

Poulet label rouge cou nu
Auraïa : naissance d’une coopérative majeure pour les filières volailles du Sud-Ouest

Terres du Sud et Vivadour du Sud-Ouest ont officiellement uni leurs forces le 1er juin 2026 pour offrir un…

<em class="placeholder">Brumisation en bâtiment volaille de chair</em>
Canicule en volaille : des astuces dernière minute d’éleveurs pour protéger leurs volailles pendant les fortes chaleurs

Face à la canicule qui a marqué la France fin juin, les éleveurs de volailles sont solidaires sur les réseaux et partagent…

Publicité
Titre
OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
[OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB] : Profitez maintenant de -15% sur votre abonnement annuel*. Code promo SUMMER2026
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)