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Volailles : Actualité agricole et agroalimentaire des filières poulets, poules pondeuses, canards, dindes, œufs, foie gras dédié

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Un bâtiment de pondeuses en code 2+ au coût maîtrisé

Pauline Le Balch a repris l’atelier de poules reproductrices de sa mère et a fait le choix de passer aux poules d’œufs de table en code 2 +.

À Loguivy-Plougras, dans les Côtes-d’Armor, l’installation de Pauline Le Balch a été rondement menée. En septembre 2018, la jeune femme — alors en pleine période de réflexion — rencontre la société Nutréa au Space à Rennes. En avril, le dernier lot de poules reproductrices chair est réformé par sa mère Anne-Marie qui prend sa retraite. Fin août, les 15 000 poules pondeuses d’œufs de consommation ont été mises en place. « Il ne fallait pas que cela traîne, justifie Pauline, car pendant tout ce temps l’argent ne rentrait pas. » Salariée de sa mère depuis deux ans et demi, la jeune femme de 24 ans s’est en effet installée sans aide, exceptée celle du PCAE de 30 000 euros. « J’avais envie de changement, mais sans quitter les poules. Depuis l’âge de 3 ans, j’ai toujours tourné autour dans cet élevage et je voulais continuer, mais autrement. L’œuf de consommation était une évidence. » Pour se rassurer, ainsi que le Crédit mutuel de Bretagne qui l’a financée, elle a préféré poursuivre le système d’intégration. Elle a signé un engagement sur sept lots. Nutréa fournit les poulettes prêtes à pondre, l'aliment, le suivi technique, et s'occupe de la vente des œufs. « Si elle le souhaite, Pauline aura la possibilité de changer son contrat dans deux ou trois lots », précise Olivier Madec, le responsable œuf de l’organisation de production Nutréa-Triskalia. Les œufs iront alimenter le centre de conditionnement Galline Frais situé près de Lille, qui est un client historique de Nutréa pour tous les types d’œufs de table.

Lumière naturelle, jardin d’hiver et aliment tracé non OGM

En acceptant de construire une extension extérieure couverte qui sert d'aire d'exercice (l'intérieur est en caillebotis intégral), Pauline Le Balch s’est alignée sur le cahier des charges des œufs de code 2+ du client final. Il s’agit d’une enseigne de la grande distribution vendant à sa marque un œuf issu de poules élevées au sol dans des bâtiments bénéficiant de l’éclairage naturel et d’un jardin d’hiver. Pour ce faire, 3% de surface transparente a été intégrée aux volets d’admission d’air (le bâtiment restant en ventilation statique). Le matériel intérieur a été complètement changé avec un caillebotis sur 15 mètres de large permettant de supporter les perchoirs, les lignes de pipettes et d’alimentation, ainsi que le pondoir passé en deux niveaux. Quant au jardin d’hiver bétonné, il a été l’objet d’une grande attention. « J’ai travaillé avec des artisans locaux qui ont fait une charpente métallique sur mesure pour avoir une double pente suffisamment haute pour pouvoir nettoyer avec un tracteur. » L’extension est suffisamment large (7,4 m) pour loger 15 000 poules à 9 par m2 utilisable. Pauline estime qu'elle lui a coûté environ 100 000 euros, sachant que l'investissement total se situe entre 20 et 25 euros par poule logée. Selon Nutréa, ce type de bâtiment, déjà amorti et pas trop grand, convient à ses besoins pour fournir un marché en expansion, mais qui se cherche encore. Bien malin celui qui peut prévoir le prix des œufs de code 2 lorsque ceux de code 3 auront presque disparu des rayons des GMS. D’où l’intérêt d’un code 2 haut de gamme dont le prix de reprise risque de moins baisser que ceux produits en volière sans jardin d’hiver et avec de grands troupeaux.

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