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Un poulailler atypique en poulet de chair

À Geyssans dans la Drôme, Emmanuel Dochier a investi 580 000 euros dans son quatrième poulailler mis en service en décembre 2021. Il accueille 28 000 poulets de chair conventionnels livrés à Duc Plukon.

Le nouveau bâtiment répond à la demande sociétale de plus de bien-être animal qui est traduite par un apport de lumière naturelle 3 % de surface utile des poulaillers, abritant une densité d’animaux passée de 22 à 20/m².
Le nouveau bâtiment répond à la demande sociétale de plus de bien-être animal qui est traduite par un apport de lumière naturelle 3 % de surface utile des poulaillers, abritant une densité d’animaux passée de 22 à 20/m².
© L. Gouverne

Avec ses 22 mètres de large pour 70 mètres de long, le quatrième bâtiment de 1 400 m² d'Emmanuel Dochier est atypique du fait de la configuration particulière du terrain disponible, qui a également occasionné un sucoût de terrassement et de charpente.

 

 

Réalisé avec BFC Constructions et AS Élevage, le système de ventilation Big Dutchman s’y est adapté avec les entrées d’air sur chaque long pan, les cheminées d’extraction en quinconce sur la ligne médiane de la toiture et l’extraction longitudinale au pignon pour les grands débits.

 

 

Il est éclairé de lumière naturelle par des fenêtres garnies de volets à fermeture autoprogrammée et par des éclairages Leds. Il est doté de cinq chaînes d’alimentation et de six lignes de pipettes, également en Big.

Les panneaux sandwichs de 60 mm d’isolant au plafond et de 50 mm pour les parois assurent une bonne isolation, indispensable dans la Drome. Toutefois, en été la consommation d’électricité est importante lorsqu’il s’agit d’évacuer la chaleur des poulets, bien qu’une brumisation ait été installée. L’éleveur comptait sur l’autoconsommation électrique pour réduire la facture. « Comme j’ai déjà un tracker photovoltaïque sur le site ayant un poulailler, j’avais prévu d’installer deux autres trackers ici pour les trois bâtiments. Mes deux premières demandes ont été recalées car non conformes au plan local d’urbanisme. Pourtant ils ne représenteraient qu’une emprise au sol de 6,5 m² », précise Emmanuel Dochier. Il déposera un nouveau dossier car ce refus lui semble anachronique avec la crise énergétique.

Recycler l’eau et les effluents

L’élevage consomme 45 tonnes de gaz par an dont la tonne est passée de 650 euros à 850 euros au début 2022, soit une surcharge annuelle de 9 000 euros. L’éleveur veille à éviter les gaspillages. L’eau de lavage des trois poulaillers est récupérée dans des puits pour être épandue sous les noyers, autre production de l’exploitation. Par ailleurs, le projet d’installation de méthanisation de l’élevage bovin voisin, qui doit aboutir en juin 2023, lui permettra de valoriser 1 000 tonnes d’effluents par an et d’économiser sur le stockage des effluents, tandis que les digestats « fertilisant sans odeur » seront épandus sur les champs.

 

« La détermination d’éleveurs comme ici montre que l’aviculture drômoise est résiliente et qu’elle restera un département leader sans la région », a commenté Thierry Mommée élu de la chambre d’agriculture présent à la porte ouverte de cet élevage. La filière locale compte toujours sur des aides régionales. Un nouveau plan de filière avicole est en négociation, avec des aides à l’investissement qui seront liées à l’adaptation au changement climatique. Ici, Emmanuel Dochier a reçu 64 000 euros d’aide régionale pour 580 000 euros d’investissement (414 euros le mètre carré d’élevage), tous frais compris jusqu’à l’enrobage extérieur.

L’EARL de la Vallée

 

 
Emmanuel Dochier et son épouse Laurie.
Emmanuel Dochier et son épouse Laurie. © L. Gouverne

 

Depuis 1996, quatre bâtiments ont été construits sur deux sites proches qui totalisent 5 760 m². L’élevage produit 920 000 poulets au rythme soutenu de huit lots par an. Emmanuel Dochier y travaille avec un salarié et son fils Marceau qui opère aussi sur l’entreprise de travaux agricoles.

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