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Elevage de poules en cage : Noréa fait évoluer ses éleveurs selon ses débouchés

Avec ses 5,1 millions de poules, l’organisation de production d’œufs de Noréa a déjà fait transformer des élevages pour s’adapter aux attentes de ses clients.

Jean-Marie Gatineau dans le lot d’essai réalisé en 2015. Les entrées grillagées ont été relevées et les mangeoires recouvertes d’une tôle d’au moins 30 cm (surface utilisable).
© NOREA

Tout ce qu’on pourra transformer on le fera, annonce Régis Onillon, le responsable de l’activité œuf pilotée par Noréa (1), mais la plus grande difficulté concernera les grandes structures construites peu avant la mise aux normes. » Sur un cheptel d’environ 2 millions de poules en cage en 2014-2015, 10 % ont été transformés l’an dernier, en commençant par les bâtiments aux cages amorties. Une très grande partie l’a été en code 2 avec volière, du fait d’opportunités de débouchés et d’une baisse d’effectifs moins importante après la transformation des bâtiments. Pour cette année, les adaptations devraient atteindre le même volume, essentiellement vers le code 1 sachant que le débouché ovoproduit en code 2 a été rempli. L’idée générale est d’enlever les cages et de les remplacer par des volières, avec ou sans parcours selon les possibilités foncières. Ce qui permet de minimiser la perte de cheptel. « Grosso modo, à surface égale on divise le cheptel par deux avec une volière et par quatre en système caillebotis-pondoir », observe Régis Onillon. Il est parfois possible de limiter la perte d’effectif en créant un jardin d’hiver.

Essais de transformation plutôt infructueux

Lorsque Noréa a décidé de faire évoluer son parc, quatre éleveurs ont modifié des cages collectives à titre expérimental, dans l’espoir de les transformer en volière. Ce fut majoritairement un échec technique. La principale difficulté n’a pas concerné l’adaptation des poules (qui remontaient dans les structures), mais celles des éleveurs : beaucoup plus de main-d’œuvre nécessaire, ramassage manuel des fientes au sol, pontes au sol… Deux éleveurs persistent, dont Jean-Marie Gatineau, producteur en Vendée, après un essai sur une rangée de 8 000 poules logées sur quatre niveaux en cage Zucami. Il a notamment adapté une tôle sur les mangeoires. Selon cet éleveur, « si les poulettes ne sont pas élevées en volière, cette transformation des cages est vouée à l’échec. » Les poules se sont bien comportées (pas de ponte au sol, remontée), mais il y a eu plus d’œufs déclassés (nids non modifiés). Pour la prochaine mise en place en septembre, il transformera la salle en totalité, en enlevant les cages du niveau bas (espace de circulation, gain de surface au sol) et en créant des trappes pour donner accès à un parcours. L’effectif passera de 30 000 à 20 000 poules. « Chaque élevage à transformer est un cas particulier, résume l’éleveur. On essaie de trouver nos propres solutions, même si on ne sait pas si cela marchera vraiment à grande échelle. » Il a même pensé à un bâtiment mixte où élever sous deux codes. La salle de l’étage accueillera des poules blanches toujours en cage, tandis que celle du rez-de-chaussée abritera des poules brunes en plein air.

(1) Noréa est la branche de nutrition avicole du groupe coopératif Terrena.

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