Aller au contenu principal

[VIDEO] L’Itavi a évalué l’empoussièrement en engraissement de canards

Deux tiers de l’exposition aux poussières des producteurs de canards gras se passent durant la première moitié du lot. C’est donc à ce moment-là qu’il faut se protéger en priorité, notamment lors de la mise en place des animaux.

Les poussières inhalées par les éleveurs durant leur activité peuvent entraîner l’apparition de symptômes respiratoires parfois gênants, qui peuvent évoluer sur le long terme vers une véritable maladie respiratoire. Les quantités de poussières présentes dans l’air pendant l’engraissement des canards n’avaient jamais été étudiées, alors que de nombreux producteurs présentent des gênes respiratoires. Afin de mieux connaître ce risque, l’Itavi et ses partenaires (1) ont donc mesuré les quantités de poussières fines respirées par des producteurs durant leur travail.

Plus de poussières à l’arrivée que lors d’un paillage

La quantité de poussières respirées est la plus importante lors de la mise en place des canards dans la salle. Avec 2,2 mg de poussières « alvéolaires » par mètre cube d’air (c’est-à-dire d’un diamètre de moins de 5 µm), la valeur moyenne obtenue lors de cette tâche est environ 15 % plus élevée que les 1,9 mg/m3 mesurés durant le paillage de poulaillers de volailles de chair (2). La quantité de poussières respirées lors de la distribution d’un repas de début de lot est également conséquente (1,3 mg/m3). Elle représente environ 68 % du niveau mesuré lors de paillages, ce qui n’est pas négligeable. La distribution des repas en fin de lot et le chargement des animaux sont en revanche beaucoup moins exposants, respectivement 42 % et 47 % de la moyenne obtenue pour les paillages. On peut estimer que le cumul des poussières respirées par le producteur depuis la mise en place des canards dans la salle jusqu’à la première moitié du lot, représente plus des deux tiers de l’exposition totale. Par ailleurs, toutes les poussières présentes dans l’air n’ont pas la même grosseur, mais l’air de la salle reste composé de 85 à 90 % de particules très fines (moins de 0,35 µm) tout au long du lot. Les plus fines sont en effet les plus dangereuses pour la santé, car ce sont elles qui pénètrent le plus profondément dans l’appareil respiratoire.

Se protéger, avec un masque adapté

Le port d’un masque est donc vivement conseillé pour l’ensemble des personnes intervenant en production de canards gras, au moins durant la mise en place des animaux et les premiers repas. Les masques jetables marqués avec le logo CE et la mention FFP2 (ou FFP3), et munis d’une valve, sont plus confortables pour des tâches nécessitant un effort physique important comme la mise en place. En effet, ils limitent moins le débit d’air et les personnes se sentent moins gênées. Attention, la barbe n’est pas conseillée avec ce type de masque qui devient beaucoup moins efficace. L’investissement dans une casquette de protection ventilée plus confortable peut être intéressant sur le long terme. Ce matériel est en revanche conseillé pour des efforts modérés comme pour les tâches de distribution des repas. La casquette ventilée n’est pas adaptée aux porteurs de lunettes. Pour choisir, le mieux est d’en parler avec des collègues, un conseiller MSA, mais surtout d’essayer.

(1) MSA Maine-et-Loire, MSA Sud Aquitaine, Cnam Pays de la Loire, chambre régionale d’agriculture des Pays de la Loire, Anses, Inrae. L’étude AGAtE a reçu le soutien financier de Franceagrimer, du Cifog et de la région Pays de la Loire.
(2) Projet Aireleveur- 2015.
 

62 lots suivis en continu

L’enquête a été réalisée durant un lot d’hiver et un lot d’été par 31 producteurs en Pays de la Loire et Nouvelle-Aquitaine. Chaque producteur a été équipé d’un capteur portatif durant la mise en place des canards dans la salle de gavage, la distribution d’un repas en début de lot, celle d’un repas en fin de lot, ainsi que durant le chargement du lot lors du départ à l’abattoir. La quantité maximale de poussières respirées est enregistrée lors de la mise en place des canards.

Côté web

Retrouvez la vidéo de l’Itavi sur les expositions aux poussières en production de canards gras 

Quantité moyenne de poussières respirées par les producteurs de foie gras pour chaque type de tâche

 

 
 © Itavi
© Itavi

 

La quantité de poussières respirée (mg/m3) lors de la mise en place des canards dans la salle est la plus importante.

Les points représentent la valeur moyenne mesurée, les barres représentent les valeurs minimum et maximum mesurées.

Source : Itavi.

Les plus lus

<em class="placeholder">SBV a engagé un programme d’investissement de 60 millions d’euros pour augmenter de 100 000 poulets par semaine sa capacité hebdomadaire d’ici 2028.</em>
Le pôle breton du groupe volailler LDC accélère sa transformation pour valoriser l’origine France

La Société bretonne de volailles développe ses capacités et son offre de produits et services en poulet, dinde, canard et…

<em class="placeholder">Le bien-être animal et l’environnement sont rarement cités comme priorités premières, non par désintérêt, mais parce qu’ils sont perçus comme déjà intégrés ou ...</em>
Une perception plurielle des éleveurs de volailles face aux enjeux sociétaux

Bien-être animal, environnement, lien avec la société… Le projet Entr’Actes montre comment les éleveurs de volailles…

<em class="placeholder">Très automatisé, l’atelier découpe a une cadence de 6 000 poulets par heure.</em>
Le site Celvia poulet se prépare à augmenter sa production

Visite en images du site Celvia poulet de la Société bretonne de volailles qui se prépare à une phase d'investissements.

Bâtiment jeunes poulets avec plateforme
BroilerNet : Les bonnes pratiques d’élevage en poulet de chair à l’échelle européenne dans un Webinaire gratuit le 4 juin 2026

Le projet européen BroilerNet, dédié à l’identification et le partage de bonnes pratiques en élevage, se finalise après 4 ans…

<em class="placeholder">Guillaume Jordan, éleveur de 12 000 poules bio à Vénérieu : « Mes trois lots ont été élevés jusqu&#039;à 72 semaines, puis 77 et 81 semaines pour le dernier. »</em>
Allongement de la durée de ponte : « Le risque est calculé en production d'oeufs plein air et bio »

Au sein de Fermiers du Sud-Est, la décision d’allonger la carrière des poules est prise à 40 semaines et un protocole de…

<em class="placeholder">L’éleveuse Catherine Gallon et sa fille Andréa ( à gauche), avec Anita Vinouse, de Sanders Ouest et les cédants Raymond et Marie-Thérèse Bordier</em>
« J’ai ajouté des trappes basses pour augmenter la vitesse d’air dans mon bâtiment volailles »

Chez Catherine et Anthony Gallon, les trappes d’entrée d’air ajoutées en partie basse, améliorent en été l’ambiance du…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)