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Les poulets plein air sont peu exposés à l’Influenza aviaire

Selon une enquête réalisée en 2018, les poulets label rouge et biologique, élevés en plein air, seraient indemnes de contact avec des virus de l’Influenza aviaire (IA).

D'ordinaire réalisée en élevage (et pas à l'abattoir), la sérologie permet de suivre les traces du passage d'un virus dans un lot. © Synalaf
D'ordinaire réalisée en élevage (et pas à l'abattoir), la sérologie permet de suivre les traces du passage d'un virus dans un lot.
© Synalaf

Aucun sérum et aucun lot de poulets élevés en plein air n’ont été détectés positif à un sous-type d’Influenza aviaire au cours d’une enquête menée au printemps 2018. Cette information est publiée dans le numéro 89 du bulletin épidémiologique de l’Anses, à paraître. Le protocole portait sur 110 lots (dont 6 en bio), avec 5 échantillons de sang prélevés par lot au moment de la saignée dans onze abattoirs de 10 départements. La méthode d’analyse sérologique choisie permet de détecter la présence d’anticorps dirigés contre n’importe quel sous-type de virus Influenza A (pas seulement les sous-types hautement pathogènes comme H5 et H7).

L’absence de poulet positif est conforme aux résultats obtenus dans toutes les enquêtes sérologiques nationales réalisées entre 2009 et 2015 (sur les sous-types H5 et H7). C’est ce qui a conduit les autorités sanitaires à ne plus intégrer les volailles Gallus plein air parmi les productions à suivre dans les plans nationaux de surveillance de l’IA, la priorité ayant été donnée aux palmipèdes.

Épargnés malgré une forte pression virale

Selon les auteurs de l’article(1), ces résultats montrent que les mesures de biosécurité appliquées en élevages de poulets de chair plein air contribuent à limiter leur risque d’exposition aux virus. Il s’agit notamment de l’absence d’alimentation et d’abreuvement sur parcours, de la claustration pendant la période à risque de contact avec l’avifaune sauvage, et bien sûr des barrières sanitaires habituelles.

Cette campagne de mesure a été réalisée à l’initiative du syndicat représentant les professionnels des productions avicoles sous signes de qualité (Synalaf). L’objectif était de détecter une éventuelle circulation de virus IA à la suite de l’épizootie d’IA hautement pathogène de sous-type H5 survenue à l’hiver 2016-2017 en France. Celle-ci avait concerné 484 foyers très majoritairement de palmipèdes. Il est rassurant de constater que les volailles élevées en plein air n’ont pas présenté plus de risque de contamination, malgré le contexte de forte pression virale.

Si l’étude devait être reconduite, l’Anses préconise de passer de 5 à 10 prélèvements sanguins par troupeau afin d’augmenter la sensibilité du dispositif. En effet, peu de données sont disponibles sur la dynamique d’infection intratroupeau par un virus faiblement pathogène, ainsi que sur celle de la séroconversion. Ces connaissances ont été obtenues en laboratoire.

(1) Adeline Huneau-Salaün et Éric Niqueux (Anses), Juliette Protino et Marie Guyot (Synalaf).
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