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Les attentes sociétales au cœur de la recherche

Les 13es journées de la recherche avicole et des palmipèdes à foie gras ont démontré l’intérêt d’une approche multidisciplinaire pour aider la filière avicole française à répondre à une équation toujours plus complexe de compétitivité et d’attentes du citoyen.

Mesures de consommation d'aliment de poulets en parc à la station d'Arvalis dans le Loir et Cher.
© A. Puybasset

Le bien-être animal et plus globalement les attentes sociétales sont résolument au cœur des préoccupations de la recherche et des productions avicoles, comme a pu l’être l’environnement il y a une dizaine d’années. En témoigne le choix des organisateurs des 13es Journées de la recherche avicole et des palmipèdes à foie gras (JRA), qui se sont déroulées à Tours en mars 2019, d’y consacrer la majorité des synthèses qui démarrent traditionnellement ces rencontres. Ouverte à un plus large public, la première journée des JRA a permis de croiser les points de vue des scientifiques et des professionnels, sur des sujets d’actualité : la controverse sur l’élevage, l’importance du facteur humain dans la prise en compte du bien-être et la réduction des usages d’antibiotiques, la qualité sanitaire des viandes (Campylobacter), l’autonomie protéique… pour finir sur le thème de la compétitivité de la France. « Dans un contexte (économique, sanitaire, sociétal) qui bouge sans cesse, les filières avicoles doivent s’adapter de plus en plus vite tandis que les investissements nécessaires sont amortis sur un pas de temps beaucoup plus long », a introduit Jean-Michel Schaeffer, président de l’Itavi. Elles ont plus que jamais besoin de la recherche pour analyser leurs faiblesses et prendre collectivement les bonnes décisions pour faire évoluer les modes de production, en conciliant compétitivité et réponse aux attentes sociétales. Aller vers des productions plus diversifiées et plus durables demande une équation ardue puisqu’il s’agit à la fois de réduire l’impact environnemental, d’améliorer le bien-être tout en optimisant le revenu de l’éleveur. Pour résoudre cette équation complexe, les approches scientifiques multidisciplinaires et multipartenariales prennent toujours plus d’importance. Par exemple, l’amélioration de l’autonomie protéique en poulet mobilise les spécialistes de la nutrition, de l’agronomie, de la génétique, de la zootechnie… « Pour avancer, les collaborations entre les sciences humaines et techniques se renforcent », ajoute Catherine Beaumont, de l’Inra de Nouzilly. L’apport de la sociologie en est une parfaite illustration. L’importance du facteur humain a fait l’objet de plusieurs travaux portant notamment sur l’usage des antibiotiques ou l’observance des mesures de biosécurité.

Réunissant près de 500 personnes dont plus d’un tiers de chercheurs et apparentés, cette édition des JRA a présenté près de 170 publications, sous forme de communications orales ou de posters, dont voici une sélection.

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