Aller au contenu principal

Le rachat de Ronsard par LDC autorisé sous conditions

L’Autorité de la Concurrence a donné son feu vert au rachat du groupe Ronsard par LDC au groupe coopératif Eureden, dont les trois abattoirs de l'Ain devront être cédés.

Ligne de cuisson Ronsard sur le site breton de Bignan (image d'archive)
© P. Le Douarin

L’Autorité de la Concurrence a annoncé mercredi 14 avril son autorisation de reprise par le volailler LDC du groupe Ronsard. Détenu jusqu’à présent par le groupe coopératif Eureden, Ronsard a généré un chiffre d’affaires de 170 millions d’euros en 2019. Il compte six abattoirs, répartis dans le Morbihan (deux sites), dans l’Ain (deux sites) ainsi que dans l’Eure et Loir et les Landes.

Lire aussi : Le groupe LDC résiste bien à la Covid

Cette autorisation n’est toutefois pas sans condition. L’Autorité a en effet identifié des problèmes de concurrence dans l’Ain, concernant la collecte de volailles vivantes (privation de débouchés alternatifs pour les éleveurs sur cette zone) ainsi que dans le Morbihan concernant l’abattoir CADF, réalisant de l’abattage à façon de dindes standard.

« Afin de remédier aux risques d’atteinte à la concurrence identifiés, le groupe LDC s’est engagé à céder les abattoirs situés dans l’Ain, supprimant ainsi tout chevauchement d’activité dans ce département », précise l’Autorité dans un communiqué. Il les reprend mais doit donc les céder dans un délai maximal d'un an. Plusieurs repreneurs seraient intéressés, dont  S2M, spécialisé dans la commercialisation de viandes casher.

« Dans le Morbihan, le groupe LDC s’est engagé à ne pas acquérir ni reprendre ultérieurement le contrôle de l’abattoir CADF. Le groupe Eureden, qui était jusqu’ici propriétaire du groupe Ronsard, restera ainsi propriétaire de l’abattoir CADF, supprimant ainsi tout risque de dégradation de l’accès à cet abattoir. »

Les sites non repris par LDC comptent 170 salariés et ont réalisé 39 M€ de chiffres d'affaires 2019-2020. Le volailler sarthois ajoutera donc cette année à ses activités, trois sites situés en Bretagne (Bignan dans le Morbihan), en Normandie (Jouy dans l'Eure) et en Aquitaine (Losse dans les Landes) et un chiffre d'affaires de l'ordre de 130 M€.

Lire aussi : LDC s'est porté candidat au rachat de Ronsard

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Aviculture.

Les plus lus

Jean-Charles Le Strat, éleveur de poules pondeuses bio à Pluméliau : « Durant les phases de plus forte nervosité, la consommation des bottes augmente. C’est un bon indicateur d’un épisode de stress. » © A. Puybasset
« La luzerne compressée contribue au bien-être de mes poules pondeuses bio »
L’EARL Botjelan met à disposition de ses poules pondeuses bio des balles de luzerne compressées. Cet enrichissement contribue à…
Action anti-élevage : L214 s'attaque à l'élevage des poules au sol
Vidéo à l’appui, l’association anti-élevage L214 lance une campagne de discrédit sur l’élevage des poules au sol, remplaçant l’…
En poulet du quotidien, le système Lead Exp'air simplifie le travail durant la première quinzaine d'élevage en gérant simultanément le chauffage et la ventilation, tout en permettant de mieux évacuer l'humidité.  © Le Roy
Climatiser sans effort le démarrage des volailles de chair
Lancé en 2019, l’appareil Lead Exp’air combine chauffage à combustion indirecte, ventilation et récupération d’énergie. Il a…
« L’enjeu de la collecte des emballages de produits d’hygiène est important pour nous éleveurs»
Eleveur de volailles dans le Finistère, Benoît Cornec a participé à la collecte pilote des emballages vides de produits d…
Certaines pratiques agroenvironnementales déjà existantes dans les élevages avicoles, telle que la production d'énergie photovoltaïque mériteraient d'être mieux valorisées.  © A. Puybasset
Adapter la Haute Valeur Environnementale aux productions avicoles
La certification environnementale, centrée sur les pratiques culturales, pourrait évoluer pour mieux valoriser…
Avec le nouveau règlement d’exécution, le « compartiment » prend le pas sur le « bâtiment », car il faudra au maximum 10000 poulettes et 3000 poules logées par compartiment, mais sans indication du nombre de compartiments par bâtiment.  © P. Le Douarin
Ce qui change pour la filière œuf avec le nouveau règlement bio
Voté en 2018, le nouveau règlement bio applicable à partir du 1er janvier 2022 durcit les règles d’élevages de…
Publicité
Titre
je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)