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Le gisement d'effluents avicoles intéresse la méthanisation

Les effluents avicoles sont un complément de matières méthanisables de qualité, à utiliser pour booster les performances.

unité de méthanisation sarthoise dans une exploitation laitière et avicole © A. Puybasset
unité de méthanisation sarthoise dans une exploitation laitière et avicole
© A. Puybasset

Parmi la variété de biomasses mobilisables pour la méthanisation, les effluents d’élevages sont des candidats naturels à cette valorisation énergétique. Ils sont produits presque partout sur le territoire, en grandes quantités, de manière régulière en volume et stable sur le plan physico-chimique.

Au jeu des comparaisons, les déjections avicoles font même partie des bons élèves des effluents d’élevages. En revanche, elles doivent s’incliner face à des coproduits issus de productions végétales ou de l’industrie agroalimentaire.

 

 
En termes de potentiel méthanogène, les effluents avicoles sont bien classés parmi les effluents d'élevages © Réussir
En termes de potentiel méthanogène, les effluents avicoles sont bien classés parmi les effluents d'élevages © Réussir

 

Outre des impératifs énergétiques, l’approvisionnement doit aussi veiller à respecter des équilibres matières. Selon le fonctionnement retenu, une charge souvent inférieure à 20 % de matière sèche est plutôt recherchée en voie liquide et d’environ 30 % en voie sèche, voire plus.

Attention au soufre et à l’azote

Il convient de ne pas incorporer trop d’azote et de soufre, qui peuvent inhiber les réactions biologiques conduisant à la production du méthane. La base de données Abile renseigne sur ces paramètres de caractérisation physico-chimique, et plus encore. Souvent trop concentrés en ces deux éléments chimiques, les effluents avicoles ne peuvent donc constituer le substrat majoritaire d’un méthaniseur.

Comme l’effluent d’élevage parfait n’existe pas pour la méthanisation, il est nécessaire d’optimiser les rations entrantes selon les biomasses disponibles localement, en tenant compte des potentiels méthanogènes et des coûts économiques et environnementaux liés au transport. C’est dans ce contexte que l’incorporation d’effluents avicoles à des doses contrôlées peut « doper » les performances de production.

 

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