Aller au contenu principal

La bronchite infectieuse, l’ennemi public n°1 en espèce Poulet

Jocelyn Marguerie, vétérinaire, est revenu sur 10 ans de suivi de la maladie de la bronchite infectieuse, lors de la réunion Alterbiotique organisée par le réseau Cristal pour la filière des volailles label rouge et Bio.

Les données de terrain recueillies par les cabinets vétérinaires du réseau Cristal laissent apparaître que la pression de la bronchite infectieuse reste forte depuis 2006 sur l’espèce Gallus (poulet et pondeuse) et qu’elle est toujours d’actualité. C’est ce que montrent les titres immunitaires des troupeaux vaccinés et contrôlés, avec des niveaux variables de réponse sérologique.

Provoquée par des coronavirus, la bronchite infectieuse provoque des problèmes respiratoires, une mortalité embryonnaire, une baisse de la ponte, des problèmes digestifs et des sous-performances en poulet de chair. Outre son omniprésence, Jocelyn Marguerie a rappelé les six points qui caractérisent cette pathologie.

Des virus à suivre en permanence

Les impacts sanitaires, techniques et économiques de ces coronavirus sont très souvent marqués, d’autant que ceux-ci s’associent à d’autres agents pathogènes. Le réseau Cristal estime qu’en élevage de poulet de chair, la bronchite infectieuse peut être à l’origine de 17 % de pertes économiques, dont 7 % sur la marge poussin aliment, 5 % liés au syndrome infectieux grosse tête (SIGT) et 5 % liés aux surcoûts de traitement.

Une vigilance constante est requise car plusieurs formes virales peuvent circuler sur le terrain, avec des évolutions différentes dans la durée et selon la zone géographique. Fort heureusement, la vaccination reste une méthode de prévention, mais les plans de prophylaxie doivent être suivis et pilotés avec précision pour garantir son efficacité contre des virus aux visages évolutifs.

Enfin, Jocelyn Marguerie estime qu’il est indispensable de continuer à suivre des performances, autant en élevage qu’à l’abattoir, pour accompagner les filières chair et ponte dans la lutte contre cette infection virale.

La bronchite infectieuse se caractérise en résumé par :

-Une forte pression virale ;
-Des impacts marqués ;
-Une association de pathogènes malfaiteurs ;
-Des virus évolutifs nécessitant une vigilance permanente ;
-La difficulté à trouver les virus responsables ;
-Une vaccination efficace mais avec un programme évolutif ;
-La nécessité de contrôles en élevage et en abattoir.

 

Les plus lus

<em class="placeholder">bâtiment poule pondeuse Cocorette</em>
« Nous recherchons de nouveaux producteurs de poules pondeuses dans les Hauts-de-France » annonce le directeur de Cocorette

La filière œuf de Noriap, Cocorette, recherche de nouveaux producteurs de poules pondeuses dans les Hauts-de-France. Les…

<em class="placeholder">« Le passage du code 3 au code 2 répondait à la demande de notre principal client et aux attentes sociétales », souligne Olivier Traineau.</em>
« Une rénovation à 25 euros par poule pondeuse pour passer du code 3 au code 2 »

Éleveurs de poules pondeuses en Maine-et-Loire et fournisseurs d’ovoproduits, Olivier et Marine Traineau ont transformé leurs…

<em class="placeholder">Guénaël Le Sourd, directeur d’Huttepain Bretagne, et Philippe Cotillard, responsable de l’activité œufs, entourent Samuel Beunel, aviculteur à Plumelec (56), et sa ...</em>
Production d’œufs : « Grâce à mon deuxième poulailler plein air, je me projette dans l’avenir »

Après avoir appris le métier avec un poulailler de 20 000 poules plein air, Samuel Beunel, installé à Plumelec, dans le…

<em class="placeholder">Hilaire Bousseau parvient à limiter ses pertes en canetons à 0,4% en moyenne.</em>
« Je sécurise le démarrage de mes canetons »

Pour Hilaire Bousseau, éleveur en Maine-et-Loire, le démarrage des canards est un moment clé pour la réussite du lot. Tout est…

poulet en élevage - brève LDC
Une revalorisation des marges de 90 millions d’euros déjà engagée chez LDC

 

LDC indique dans un communiqué avoir « déjà engagé la revalorisation des marges des éleveurs et des autres…

<em class="placeholder">Antoine Lijour : « En reconstruisant un poulailler de 1 800 m2, la condition était de ne pas avoir à consacrer davantage de temps qu&#039;avec l&#039;ancien. » </em>
« Pour mon bâtiment de poulet export de 1 800 m2, j’ai raisonné mes choix en fonction du temps de travail »

Après l’incendie de son poulailler statique de 1 200 m2 en poulet export, Antoine Lijour a reconstruit un…

Publicité
Titre
je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)