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« J’ai ajouté des trappes basses pour augmenter la vitesse d’air dans mon bâtiment volailles »

Chez Catherine et Anthony Gallon, les trappes d’entrée d’air ajoutées en partie basse, améliorent en été l’ambiance du bâtiment des volailles de chair. Le bâtiment est fin prêt à accueillir la production de poulets Princior.

« L’évolution vers la production de poulets Princior a été l’élément déclencheur de l’installation des trappes basses », confirme Catherine Gallon, éleveuse de poulets alourdis à Saint-M’Hervé dans la région de Vitré, en Ille-et-Vilaine. « C’est un plus. Avec la brumisation haute pression et maintenant les trappes basses, je serai plus sereine car nous n’habitons pas sur le site. » Éleveurs laitiers et de bovins allaitants, Catherine Gallon et son mari ont repris un bâtiment de 1 000 m² en 2022 pour y élever des poulets alourdis. 

lire aussi : "Nos trappes basses sont efficaces contre les coups de chaleur en volailles"

En juin 2025, le bâtiment a été doté d’une seconde rangée de trappes d’entrée d’air placées sous les trappes principales. « Pendant l’été 2025, les trappes basses se sont ouvertes le 25 août lors du coup de chaleur où la température extérieure est montée à 36 °C. L’ambiance était meilleure à l’intérieur du bâtiment qu’à l’extérieur. Nous avons vu la différence », décrit Catherine Gallon. Le chargement était alors de 21 poulets par m2 pour un poids de 2,06 kg. Cette évolution s’est accompagnée de l’ajout d’une quatrième turbine pour atteindre la capacité d’extraction de 200 m3/m²/h recommandée et être en phase avec l’installation de trappes supplémentaires. 

 

<em class="placeholder">Anita Vinouse montrant les trois éléments importants pour baisser la température ressentie : les trappes basses, la brumisation haute-pression et le pan cassé de la ...</em>

Anita Vinouse montrant les trois éléments importants pour baisser la température ressentie : les trappes basses, la brumisation haute-pression et le pan cassé de la toiture.

Vitesse d’air et brumisation

Le bâtiment à ventilation dynamique latérale présente donc 68 trappes dont 14 trappes nouvelles automatiques Kanair de marque Tuffigo Rapidex. « Les trappes basses sont au maximum ouvertes à 60 % de leur capacité afin de permettre aux deux flux entrants de se rejoindre et ainsi d’optimiser l’induction sous trappes. Ce qui augmente la vitesse d’air », indique Jean-Lou Le Guellec de Tuffigo Rapidex. L’autre avantage du bâtiment est d’être conçu avec un pan cassé au-dessus des trappes principales. « Cela assure une bonne montée de l’air vers le faîtage », ajoute Anita Vinouse, technicienne chez Sanders Ouest. Les trappes sont pilotées grâce au boîtier de régulation Avitouch. Le bâtiment est équipé d’une rampe de brumisation haute pression, faisant baisser la température de 5° à 6 C. » La brumisation démarre dès que la température de consigne est dépassée de 3 degrés. La durée de fonctionnement dépend de la température, de l’hygrométrie et de l’âge des animaux. « Au-delà de 70 % d’humidité, la brumisation ne fonctionne plus quand il fait un temps orageux par exemple », remarque Anita Vinouse.

Observer le comportement des animaux

Avant chaque été, Anita Vinouse vient mesurer la vitesse d’air avec un anémomètre et des fumigènes. Elle conseille d’observer la répartition et le comportement des animaux devant les trappes ce qui peut donner des indications sur un problème de réglage. Enfin pour l’éleveuse qui dispose d’un an de recul, cet investissement de 15 euros par m², ouvre la possibilité de produire dorénavant des poulets lourds sexés Princior et de rentabiliser à terme les investissements. « Le poulet Ross 308 a besoin d’abord d’une bonne oxygénation, d’eau et d’aliment. » Enfin, lors des fortes chaleurs, Catherine Gallon ferme les volets, ajoute des électrolytes et de la vitamine C dans l’eau de boisson. Le programme lumineux est décalé progressivement sur une partie de la nuit pour permettre aux animaux de se nourrir aux heures les moins chaudes. Les éleveurs ont également investi dans un nouveau forage, en remplacement de l’ancien, équipé d’une installation de déferrisation, de démanganisation et de deux cuves tampons de 1 000 litres. Au Gaec des Trois Tours, la saison chaude a été bien anticipée.

Jean-Lou Le Guellec, commercial chez Tuffigo Rapidex

« Davantage de vitesse d’air sur 85 % de la surface du bâtiment »

« En règle générale, l’ajout de trappes basses, en plus des trappes principales Kanair, permet en débit maximum (en été quand il fait chaud) d’augmenter la vitesse d’air entre 0,9 et 1,2 m/s sur plus de 80 % de la surface du poulailler. Je conseille une capacité d’extraction maximale de l’air comprise entre 210 et 220 m3/m²/h. Une conception classique de bâtiment sans trappes basses réduit cette surface à 25 %. Il faut savoir qu’au-delà de 0,3 m/s, chaque 0,1 m/s supplémentaire procure un ressenti de 1,2 degré de moins aux volailles plumées. »

Des pintades en été dans l’ancien bâtiment

Ce sont les cédants, Raymond et Marie-Thérèse Bordier, qui exploitaient l’ancien bâtiment statique présent sur le site entre 1993 et 2015. Détruit par un incendie, il a été reconstruit mais en tenant compte de la chaleur. « La chaleur est un sacré stress pour les éleveurs également. C’est pourquoi pour mieux gérer la chaleur, nous avons choisi un bâtiment en ventilation dynamique transversale avec brumisation haute pression et un pan cassé conseillé par l’entreprise Coquelin Bâtiment. » Déjà en 1995, un épisode de chaleur s’était abattu sur l’élevage. La perte de milliers de poulets avait conduit les éleveurs à élever des pintades dans le bâtiment statique en été.

À retenir

Ajout de 14 trappes basses et d’une turbine par l’entreprise Technimaine-Adaf.

Une vitesse d’extraction d’air maximale de 200 m3/m²/h

Un investissement de 15 euros par m²

La possibilité d’élever des poulets lourds plus sensibles à la chaleur

Un nouveau forage

 

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