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Filière œufs : Le groupement Armor œufs optimiste pour les cinquante ans à venir

En fêtant ses 50 ans d’existence, Armor œufs a voulu transmettre à la troisième génération d’adhérents les valeurs lui ayant permis de dépasser collectivement les difficultés depuis 1974.

Pesant plus de 10 % de la production française d’œufs (1,5 milliard d’unités), le groupement breton Armor œufs est atypique. Accoudé au fabricant d’aliments Glon-Sanders depuis 1974 (devenu Avril), il rassemble des éleveurs attachés à l’entreprise familiale et à la concurrence, mais ayant réussi à se fédérer pour obtenir plus ensemble.

En 2023, ils étaient 126, détenant 5,27 millions de poules (46 % en code 3) et 51 ayant 3,3 millions de places de poulettes (51 % en volière).

Les adhérents œufs ont eu tendance à retarder la transformation du code 3 pour finir de rembourser leurs cages, mais surtout pour profiter de la conjoncture favorable du marché en attendant des baisses éventuelles des coûts d’investissement (compter 28 euros par place en rénovation et 50 euros par place en neuf). La part de cages devrait vraiment décroître en 2025, estime Thierry Coatrieux, le directeur d’Armor œufs, ce qui va aussi nécessiter l’installation de nouveaux éleveurs.

Injonctions contradictoires

Car le secteur a la chance de connaître une hausse de la consommation d’œufs, à laquelle il faut répondre par une production nationale supplémentaire. Le pire serait de ne pas y répondre et laisser l’importation occuper la place, comme ce fut le cas en poulet. C’est le moment de réagir et les responsables d’Armor œufs et de la filière œuf d’Avril en sont bien conscients. Riche de son passé, d’un savoir-faire et d’un tissu agro-industriel, la région Bretagne a toutes les chances de rester un important bassin de production, mais les défis sont nombreux, autant qu’au cours des cinquante années passées.

Parmi les invités de la table ronde, Arnaud Rousseau, président d'Avril partenaire historique du groupement, ainsi que de la FNSEA
Parmi les invités de la table ronde, Arnaud Rousseau, président d'Avril partenaire historique du groupement, ainsi que de la FNSEA © P. Le Douarin

Il faut surmonter le défi de l’installation des jeunes, plus difficile avec des investissements importants (compter 1,5 million d’euros pour 30 000 places). « Cela risque de rassembler à la quadrature du cercle si nous ne faisons rien », admet Frédéric Chartier, le président du groupement. Celui-ci veut que le groupement agisse pour pallier le manque d’autofinancement, « mais sans mettre les éleveurs en situation de dépendance ». Pour créer de nouveaux élevages, il va aussi devenir nécessaire de contrecarrer les activistes antiélevages par une communication sur la souveraineté alimentaire, commune à toutes les filières animales. Il faudrait aussi tempérer le poids des normes (règlement IED voté en mars, arrêté régional du programme Nitrates en attente…) pour ne pas décourager le développement de l’élevage à capitaux familiaux. « Nous devons conserver un modèle qui permette aux éleveurs de vivre de leur métier, a insisté Frédéric Chartier. C’est ce modèle familial résilient qui a permis à des élevages adhérents en 1974 d’évoluer et d’être encore là avec la troisième génération. »

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