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Deux jeunes éleveurs de poulets Duc très motivés dans l’Aube

Émeric Mazurek et Billy Haon ont récemment investi dans le poulet de chair. Ils préfigurent la nouvelle génération d’éleveurs Duc, exigeants et performants.

Émeric Mazurek et Billy Haon ont choisi de travailler avec Duc depuis 2016 et 2017 pour son « package global », incluant son suivi technique, son engagement sur les intrants (poussins, aliment) allant jusqu’aux équipes de ramassage, et bien sûr la garantie du débouché. En revanche, pour élever le poulet de souche Ross, ils ne sont pas complètement satisfaits du tunnel Duc rigide de 1 200 m 2. Le modèle « historique » à ventilation bilatérale statique a été transformé en dynamique pour produire du poulet standard Ross.

Billy Haon, 28 ans, a construit le premier de ce type en 2017. « Les réglages n’ont pas été simples au début, mais aujourd’hui il fonctionne plutôt bien. » Très motivé et exigeant, le jeune éleveur se situe dans le premier tiers des résultats, avec une marge poussin-aliment (MPA) moyenne à 10,50 euros/m2/lot.

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Faire sauter les contraintes

 

 
La nouvelle responasble amont Nord Virginie Creunet avec Emeric Mazurek qui a démarré son second poulailler avant l'automne. Avec le développement du poulet Duc conventionnel, le modèle de bâtiment unique est remis en cause  © P. Le Douarin
La nouvelle responsable amont Nord Virginie Creunet avec Emeric Mazurek qui a démarré son second poulailler avant l'automne. Avec le développement du poulet Duc conventionnel, le modèle de bâtiment unique est remis en cause © P. Le Douarin
Le constat est identique chez Émeric Mazurek qui vient de démarrer son second tunnel, un dynamique à volets continus. Le premier lot sorti en septembre a atteint 12,30 euros/m2 de MPA. Pour obtenir en moyenne les 9,5 à 10 euros/m2 de MPA en Ross dans le tunnel statique de 2016, « plutôt que de dégrader l’indice de consommation, je suis obligé de surventiler et je surconsomme du gaz (19 t/an dans le statique) », indique-t-il.

 

 

 
Le second bâtiment d'Emeric Mazurek juste nettoyé après son premier lot est aussi un tunel, mais il s'interroge pour le 3e à construire sur un autre site. © P.Le Douarin
Le second bâtiment d'Emeric Mazurek juste nettoyé après son premier lot est aussi un tunnel, mais il s'interroge pour le troisième à construire sur un autre site. © P.Le Douarin
Le service technique de la zone nord, désormais dirigé par Virginie Creunet, en est conscient. « Les éleveurs et les techniciens sont passés sans transition du certifié au standard Ross, mais ils ont su faire preuve d’adaptabilité et ont montré leurs compétences », constate la responsable. Pour l’avenir, elle mise sur plus de recherche de performances, en commençant par la non-exclusivité des bâtiments.

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Émeric Mazurek s’interroge : « j’ai le projet d’un bâtiment de 1 800 m2 à construire sur un autre site. Je vais sans doute élargir ma recherche de constructeurs. » Il sait qu’il devra sans doute engager de l’ordre de 300 euros/m2 au lieu de 225 euros précédemment (hors travaux personnels de terrassement).

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