Aller au contenu principal

Comment décider de la mise à mort des volailles

L’Itavi et le monde vétérinaire, représenté par la SNGTV, ont édité un arbre décisionnel, qui permet à l’éleveur confronté à un animal en souffrance de prendre la bonne décision.

Apprécier le niveau de souffrance et la capacité à recouvrer assez vite un état quasi normal.
Apprécier le niveau de souffrance et la capacité à recouvrer assez vite un état quasi normal.
© A. Puybasset

En élevage, il arrive qu’une maladie ou un accident entraînent des douleurs ou des souffrances intenses pour l’animal. Dans ce cas, la réglementation prévoit que l’éleveur doit prendre toutes les mesures nécessaires pour que les animaux soient mis à mort le plus rapidement possible, en leur épargnant douleur, détresse ou souffrance évitables.

Dans les faits, cette décision n’est pas facile à prendre pour l’éleveur, qui n’a pas forcément à sa disposition toutes les clés du choix.

 

 
Comment décider de la mise à mort des volailles
© Itavi
Pour aider les éleveurs, l’Itavi et la société nationale des groupements techniques vétérinaires (SNGTV) ont constitué un groupe de travail. Il a réfléchi aux cas pouvant donner lieu à une mise à mort d’urgence, ainsi qu’aux alternatives possibles.

 

Deux appréciations avant d’agir

La décision finale d’euthanasie est le résultat de deux appréciations, à commencer par la détection des signes de souffrance eux-mêmes déclinés en trois portes d’entrée : l’animal est-il visiblement malade ? Est-il blessé ? Ou bien a-t-il des difficultés à accéder correctement à l’eau et à l’aliment (du fait de son faible développement par exemple) ?

Si la réponse est oui à l’une de ces trois questions, l’animal peut être placé en infirmerie, ce qui évite la concurrence des congénères et apporte un confort accru avec accès privilégié à l’eau et à l’aliment.

Deuxièmement, pourra-t-il récupérer et rattraper le lot ? Si oui, cette solution doit bien sûr être privilégiée. Sinon, la mise à mort sera envisagée, en dernier recours.

 

 
L'arbre détaillé (ici les voies d'entrée et de sortie) de décision d'euthanasier ou pas une volaille en cours de lot sera bientôt inclus dans la formation des référents en bien-être animal.
L'arbre détaillé (ici les voies d'entrée et de sortie) de décision d'euthanasier ou pas une volaille en cours de lot sera bientôt inclus dans la formation des référents en bien-être animal. © Itavi
Cet arbre décisionnel est en cours de déploiement dans les différentes productions et aidera l’éleveur à prendre la bonne décision. Il sera inclus dans les formations de référent en bien être animal en cours d’élaboration.

 

Le groupe de travail poursuit sa réflexion sur les équipements à utiliser pour réaliser la mise à mort, sous l’angle du respect de l’animal mais aussi de leur praticité et de leur coût.

 
Rédaction Réussir

Les plus lus

<em class="placeholder">Pour les industriels brésiliens, le marché européen du poulet ne leur apporte plus que 4 % de leur chiffre d&#039;affaires à l’export.</em>
Le poulet brésilien veut doubler ses volumes exportés

Le ministère brésilien de l’Agriculture prévoit qu’à partir de 2035, l’industrie avicole écoulera sur le marché mondial…

<em class="placeholder">L’éleveur Gwénaël Carrée cultive l’autonomie : il sélectionne ses poulettes, fabrique l’aliment à la ferme et commercialise les œufs.</em>
« Pour être autonome, je vends mes œufs sur le marché libre et j’ai créé ma FAF en Côtes d’Armor »

Producteur d’œufs dans les Côtes d’Armor à La Motte, Gwénaël Carrée marie autonomie, rentabilité et accompagnement.…

Canicule en élevages de volailles : « l’âge des bâtiments et les systèmes de ventilation ont fait la différence sur la mortalité »

Après la canicule de fin juin qui a touché la France par des températures extrêmes, l’heure est au bilan pour les filières…

<em class="placeholder">Avec des élevages de 500000 poulets en moyenne (contre 22000 en France), les grands groupes tels que MHP bénéficient d’économies d’échelle colossales. </em>
L’Ukraine pourrait être le grenier avicole de l’Europe

La perspective d’une adhésion de l’Ukraine à l’UE soulève de nombreuses questions. Entre la déstabilisation du marché européen…

<em class="placeholder">Bruno Mousset, directeur général du pôle Amont de LDC.</em>
LDC veut créer 500 000 m² de bâtiment poulets d’ici 2028
Bruno Mousset, directeur Amont de LDC, est revenu sur la stratégie du groupe pour attirer des éleveurs de poulets, et de…
<em class="placeholder">Avec son projet Niagara, LDC veut développer ses capacités industrielles dédiées au poulet du quotidien et aux produits élaborés, actuellement saturés.</em>
Une rentabilité en hausse sur tous les pôles LDC

Le groupe LDC a connu une année de forte croissance de son chiffre d’affaires, en France comme à l’international. Un contexte…

Publicité
Titre
OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
[OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB] : Profitez maintenant de -15% sur votre abonnement annuel*. Code promo SUMMER2026
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)