Viticulture en Occitanie : seulement un quart des exploitations bénéficiaires en 2024
CerFrance Occitanie a analysé les comptabilités d’un échantillon de 494 exploitations viticoles. Les résultats 2024 sont sur une trajectoire défavorable mais 26 % des exploitations demeurent bénéficiaires.
CerFrance Occitanie a analysé les comptabilités d’un échantillon de 494 exploitations viticoles. Les résultats 2024 sont sur une trajectoire défavorable mais 26 % des exploitations demeurent bénéficiaires.
Si la crise se fait sentir sur les résultats des exploitations viticoles occitanes, un quart des entreprises (coopérateurs et indépendants) a clôturé l’année 2024 sur des résultats positifs. C’est l’un des enseignements de l’observatoire de la viticulture réalisé par CerFrance Occitanie.
L’organisme qui suit 9 000 exploitations viticoles en Occitanie a analysé les comptabilités d’un échantillon de 494 exploitations spécialisées en viticulture. Les résultats ont été présentés en fonction du type de mise en marché (coopérative/indépendant vrac ou bouteille) et du produit brut à l’hectare.
Le rendement est toujours un levier de performance économique pour les coopérateurs
Pour les coopérateurs, 43 % des exploitations ont dégagé un produit brut inférieur à 2 500 €/ha ; 18 % sont au-dessus de 4 500 €/ha. Seul un groupe dégage un résultat courant positif de 180 €/ha. Le rendement est toujours un levier influant sur le résultat mais les chiffres montrent qu’à niveau de rendement équivalent, il existe des coopératives plus performantes pour rémunérer leurs adhérents.
La question de savoir à quelle coopérative livrer peut donc se poser pour les vignerons. « Les entreprises qui bougent sont celles qui s’en sortent le mieux. Celles qui font le dos rond subissent la crise », livre Benjamin Devaux, directeur conseil économique et études au CerFrance Occitanie.
Pour les caves particulières, le produit brut moyen a été de 7 788 €/ha, avec de grandes disparités entre les groupes. Une partie des vendeurs en bouteille dégage un produit brut élevé à 15 429 euros/ha. Malgré tout, leur résultat courant après rémunération familiale est négatif, car l’entreprise fait bien souvent vivre une famille entière. Une situation « inquiétante », souligne CerFrance.
Pour les caves particulières, la performance commerciale apparaît comme le principal levier de résultat : « C’est dans ce groupe qu’il y a les plus grandes réussites mais aussi les plus grands échecs », constate Benjamin Devaux.