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Un congrès et de nombreux chantiers pour la Cnaoc : PAC, cahiers des charges, régulation…

Le congrès 2026 de la Confédération nationale des producteurs de vins et eaux-de-vie de vin à appellations d’origine contrôlées a mis l'accent sur ses combats passés et futurs. En voici l'essentiel.

La ministre de l'Agriculture Annie Genevard a assuré son soutien aux actions de la Cnaoc, lors de son assemblée générale à Reims.
© X. Delbecque

L’assemblée générale du congrès de la Cnaoc, qui s’est déroulée le 23 avril à Reims, a été l’occasion de passer en revue les victoires de la filière viticole ces dernières années. Non pas pour se gargariser, mais pour mieux montrer que les combats ne manquent pas. D’ailleurs il reste encore du pain sur la planche. Parmi les luttes à venir, il y a celle de la révision de la Politique Agricole Commune.

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Car, comme l’a rappelé Daniela Ida Zandonà, consultante auprès de la Fédération européenne des vins d'origine (EFOW), la nouvelle mouture présentée par la Commission européenne comporte un grand nombre de dangers pour la filière vin. « En l’état, c’est 20 % de budget global en moins, l’enveloppe spécifique pour le vin qui disparaît, de même que les plans stratégiques, dans lesquels sont compris les aides à la promotion ou à la restructuration », a averti la consultante. Une proposition de la Commission que n’ont pas manqué de fustiger Eric Sargiacomo et Jérémy Decerle, députés européens, ainsi que la ministre de l’Agriculture Annie Genevard dans son discours concluant l’assemblée générale. « C’est peu dire que cette proposition ne convient pas, et la France luttera pied à pied pour éviter ce détricotage », a-t-elle assuré. Mais autant dire que chaque filière défendra son bout de gras, et qu’il sera impérieusement nécessaire d’avoir une viticulture soudée au niveau européen pour faire entendre sa voix.

Rendre les cahiers des charges d'AOC plus transparents et plus lisibles

Autre chantier annoncé lors du congrès, celui du travail sur les cahiers des charges, en lien avec l’Inao. Un groupe de travail national a été lancé en ce début d’année 2026 pour identifier « ce qui est essentiel de ce qui ne l’est pas dans nos cahiers des charges d’appellation », a expliqué Jean-Philippe Mari, co-président de la Commission vie et gestion des AOC. Le but n’étant pas de les simplifier et de les vider de leur substance, mais de les rendre davantage lisibles pour les opérateurs et les consommateurs. « L'efficacité doit aussi venir de nous, a posé Jérôme Bauer, président de la Cnaoc. C’est un peu facile de taper sur l’Inao quand certaines appellations ne mènent aucune réflexion de fond et demandent à rouvrir le cahier des charges trois fois par an. » Les ODG vont être sollicitées pour faire remonter les points qui méritent une attention et les Crinao chargés de compiler les remontées du terrain.

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Les membres de la Cnaoc ont également insisté sur sa volonté de voir davantage d’outils pour réguler les marchés face aux crises. Longtemps perçue comme une contrainte, la régulation est désormais revendiquée comme un outil clé de pilotage, et la Commission marché ne ménage pas sa peine pour actionner les leviers possibles. « La demande de tunnel de prix est incluse dans la loi d’urgence agricole, qui sera débattue au parlement. Avec l’adoption du Paquet vin, l’article européen 172 ter donne l’opportunité aux AOC de sortir du droit à la concurrence, et l’ouverture des organisations de producteurs à la filière vin demande un décret adapté sur lequel nous travaillons », a listé la ministre de l’Agriculture. Ne restera à la filière qu’à accorder ses violons face à ses nouveaux dispositifs, ce qui risque de ne pas être la partie la plus simple…

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