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Nouvelles priorités après la ré-homologation du cuivre

© C. Bioteau

L’interdiction totale de l’usage du cuivre en agriculture ayant été évitée, les efforts portent désormais sur l’adaptation au nouveau seuil autorisé par l’Union européenne pour sept ans à compter du 1er février 2019. Il est de 4 kg/ha/an avec lissage possible sur les sept ans. Pour mémoire, l’approbation précédente devait prendre fin le 31 janvier 2018, mais avait été prolongée d’un an faute de consensus entre les États membres.

" La balle est maintenant dans le camp de la recherche" pour « étudier des alternatives indispensables pour les vignerons certifiés en agriculture biologique », estime Thomas Montagne, président de la CEVI (Confédération européenne des vignerons indépendants). Il estime à 20 % la proportion de vignerons bio qui aujourd’hui utilise plus de 4 kg lissés.

Une feuille de route annoncée

En première ligne sur ce dossier, la Fnab (Fédération nationale d’agriculture biologique) a estimé que la décision allait « dans le bon sens » mais réaffirmé la nécessité « d’un soutien public fort ». « Au niveau national, il est indispensable qu’il y ait une structure qui remonte tout ce qui se passe autour du cuivre », estime Sylvie Dulong, secrétaire nationale viticulture de la Fnab. L’organisation réclame depuis plus d’un an un "plan cuivre transversal" et en a réaffirmé les priorités. Elle espère qu’elles inspireront la « feuille de route ambitieuse sur la diminution de l’utilisation du cuivre » souhaitée par le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume. Le ministre en a évoqué l’élaboration « avec l’ensemble des acteurs concernés ». Il a annoncé le Comité d’orientation stratégique et de suivi (COS) Écophyto du 1er trimestre 2019 comme horizon. « Nous restons vigilants. La feuille de route doit être assortie de moyens », prévient Sylvie Dulong.

Quant à l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), elle est chargée par la commission de Bruxelles d’élaborer « une méthodologie plus appropriée pour l’évaluation des risques pour l’environnement ». À voir si cette méthodologie permettra un débat plus apaisé lors du prochain renouvellement dans sept ans.

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