Nappes phréatiques au 1er février : 56 % sont en hausse, la recharge se poursuit
Le bulletin du BRGM arrêté au 1er février 2026 montre que la recharge se poursuit avec 56 % des nappes phréatiques en hausse. La situation globale se dégrade légèrement et est hétérogène avec 36 % des points d’observation au-dessus des normales mensuelles. Elle reste beaucoup moins excédentaire qu’en 2025 (68 %).
Le bulletin du BRGM arrêté au 1er février 2026 montre que la recharge se poursuit avec 56 % des nappes phréatiques en hausse. La situation globale se dégrade légèrement et est hétérogène avec 36 % des points d’observation au-dessus des normales mensuelles. Elle reste beaucoup moins excédentaire qu’en 2025 (68 %).
En janvier 2026, la recharge des nappes phréatiques est active avec 56 % des niveaux en hausse et 26 % en baisse (respectivement 63 % et 25 % en décembre), c’est ce qu’indique le bulletin du BRGM du 1er février 2026. Cependant, les précipitations de janvier ne parviennent pas à maintenir une recharge active.
Nappes inertielles : des tendances plutôt haussières
Pour ce qui est des nappes inertielles, la période de recharge peine à se mettre en place sur les nappes du centre du Bassin parisien et de l’est de l’Artois : les niveaux restent en baisse ou stables. De plus, la vidange a repris en janvier sur les nappes moins inertielles du pourtour du Bassin parisien. La recharge reste active uniquement sur des secteurs plus arrosés et abritant des nappes moins inertielles : nappe de la craie marneuse de l’ouest de l’Artois et de la Champagne. Concernant les nappes du couloir Rhône-Saône, la recharge est active depuis octobre ou novembre 2025. En janvier 2026, les tendances sont généralement orientées à la hausse. Il est toutefois à souligner que la recharge faiblit en partie nord, de l’Est-Lyonnais au Dijonnais.
Nappes réactives : amélioration dans le Massif central, le Roussillon, le Languedoc et la Corse
En ce qui concerne les nappes réactives, la recharge est active uniquement sur les secteurs correctement arrosés en décembre 2025 et qui l’ont été à nouveau en janvier dernier. Des pics de crue ont été observés sur les nappes du socle du Finistère, du Morbihan et de l’ouest de Loire-Atlantique. Les précipitations intenses durant la seconde quinzaine de décembre puis à partir de mi-janvier ont permis de recharger efficacement les nappes du sud du Massif central, du Roussillon, du Languedoc et de Corse.
Nord-est : niveaux stables ou en baisse
Pour le reste des nappes de l’Hexagone, la tendance est à la faible hausse ou à la stabilité. Ainsi, la recharge ralentit sur le sud-ouest malgré un cumul pluviométrique important en janvier. Les sols secs, suite aux pluies déficitaires de décembre, n’ont pas permis une infiltration efficace des pluies en profondeur. Pour le nord-est, les tendances s’inversent suite aux pluies déficitaires de novembre à janvier et les niveaux des nappes deviennent stables ou en baisse. Enfin, en Provence, les tendances sont hétérogènes, les pluies efficaces de décembre et de janvier n’étant pas uniformément réparties.
A relire : Nappes phréatiques : quel est le bilan dressé par le BRGM pour 2024-2025 ?
Prévisions : des situations hétérogènes
Pour les nappes inertielles, sur le prochain trimestre, la recharge devrait se poursuivre pour les nappes du Sundgau (sud Alsace) et du couloir Rhône-Saône. La recharge ne devrait pas être très active en février pour la plupart des nappes inertielles du Bassin parisien et de l’est de l’Artois, du fait d’une sécheresse météorologique persistante en janvier.
En ce qui concerne les nappes réactives, les situations devraient être plus favorables sur le Roussillon et le Languedoc que les quatre étés précédents. Les prévisions sont plutôt pessimistes pour les nappes du nord-est, affichant des niveaux bas en janvier 2026. Le retour à des niveaux au-dessus des normales d’ici la sortie d’hiver ne sera possible qu’en cas d’épisodes pluviométriques suffisants. Les niveaux des nappes alluviales, des calcaires karstiques et du socle de Bretagne, du Languedoc et de Corse demeurent hauts à très hauts fin janvier, n’excluant pas un risque d’inondation par remontée de nappes ou de crue karstique à court terme.