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Gouvernance
L'unité nationale peine à se définir

Un an après la présentation du plan de modernisation, la gestion de la filière est toujours au cœur des préoccupations. Si la volonté de trouver une unité nationale est affichée, les divergences s’affichent sur la méthode.

« Aujourd'hui, je me pose beaucoup de questions et je n'ai pas forcément les réponses. C'est le flou artistique. Je suis plutôt spectateur de ce qui va se passer. » explique Jacques Gravegeal, président des vins de pays d'Oc. Il est vrai qu'à l'aube de l'an 1 du plan de modernisation de la filière viticole, il est difficile d'y voir clair sur le mode de gouvernance de la filière viticole. Et force est de constater que le nombre de structures viticoles, déjà pléthoriques, a plutôt augmenté. Le besoin d'une structure nationale qui prenne les décisions pour gérer la filière se fait sentir. Et comme à son habitude, la filière peine à se mettre d'accord sur la forme que cette structure doit prendre.

France Agri Mer, la pierre angulaire

La première posture est celle de Jacques Gravegeal : l'attentisme. « J'attends la feuille de route des pouvoirs publics pour comprendre qui prendra les décisions et comment elles seront prises» déclare-t-il. Et d'expliquer que pour l'instant, le périmètre d'action de France Agri Mer (regroupant tous les offices agricoles dont Viniflhor) n'est pas véritablement précisé. «  France Agri Mer est composée de 20 représentants des bassins, issus des interprofessions. Quelle sera sa vocation ? On sait qu'il ne sera pas interprofessionnel, qu'il a vocation de distribuer les crédits européens mais on ne sait pas qu'elles sont ses prérogatives exactes. Or ils sont la représentation des conseils de bassin. Si ceux-ci décident des mesures de gestion régionales, cela veut dire que France Agri Mer doit décider sur le plan national » affirme Jacques Gravegeal.

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