Aller au contenu principal

Gouvernance
L'unité nationale peine à se définir

Un an après la présentation du plan de modernisation, la gestion de la filière est toujours au cœur des préoccupations. Si la volonté de trouver une unité nationale est affichée, les divergences s’affichent sur la méthode.

« Aujourd'hui, je me pose beaucoup de questions et je n'ai pas forcément les réponses. C'est le flou artistique. Je suis plutôt spectateur de ce qui va se passer. » explique Jacques Gravegeal, président des vins de pays d'Oc. Il est vrai qu'à l'aube de l'an 1 du plan de modernisation de la filière viticole, il est difficile d'y voir clair sur le mode de gouvernance de la filière viticole. Et force est de constater que le nombre de structures viticoles, déjà pléthoriques, a plutôt augmenté. Le besoin d'une structure nationale qui prenne les décisions pour gérer la filière se fait sentir. Et comme à son habitude, la filière peine à se mettre d'accord sur la forme que cette structure doit prendre.

France Agri Mer, la pierre angulaire

La première posture est celle de Jacques Gravegeal : l'attentisme. « J'attends la feuille de route des pouvoirs publics pour comprendre qui prendra les décisions et comment elles seront prises» déclare-t-il. Et d'expliquer que pour l'instant, le périmètre d'action de France Agri Mer (regroupant tous les offices agricoles dont Viniflhor) n'est pas véritablement précisé. «  France Agri Mer est composée de 20 représentants des bassins, issus des interprofessions. Quelle sera sa vocation ? On sait qu'il ne sera pas interprofessionnel, qu'il a vocation de distribuer les crédits européens mais on ne sait pas qu'elles sont ses prérogatives exactes. Or ils sont la représentation des conseils de bassin. Si ceux-ci décident des mesures de gestion régionales, cela veut dire que France Agri Mer doit décider sur le plan national » affirme Jacques Gravegeal.

Les plus lus

<em class="placeholder">Bricolage châssis intercep et tondeuse</em>
Astuce de vigneron bordelais : « J’ai réalisé un combiné d’entretien du sol pour environ 2 000 euros »

Frédéric Lahaye, viticulteur girondin, a jumelé des lames interceps et une tondeuse interrang. Voici comment réaliser le même…

Vinifications 2026 : les réponses des experts à 7 questions clés

Azote, acidification, bioprotection... : des œnologues répondent aux questions concrètes rencontrées au chai.

Dans l’Hérault : « Tout ce qui améliore les dix premiers centimètres de sol en vigne est bon à prendre »

Dans l’Hérault, Dominique Sarda relève le défi de maintenir ses rendements tout en transitant vers un système plus autonome et…

<em class="placeholder">Michel Maupas, œnologue à la coopérative des collines du Bourdic, à Bourdic dans le Gard</em>
Dans le Gard : « Nous sommes satisfaits à 75 % de la bioprotection antibrett »

À la coopérative des collines du Bourdic, à Bourdic dans le Gard, Michel Maupas, œnologue, a utilisé deux levures de…

<em class="placeholder">Vendange en champagne, caisses 2024</em>
Vendange 2026 : le ministère table sur un volume de 34 millions d’hectos

Les estimations de récolte 2026 du ministère de l’Agriculture viennent de tomber. Elles situent les vendanges 2026 à 34 Mhl,…

[Vidéo] Rentabilité en Gironde : « Mon meilleur investissement sur mon exploitation viticole est une diversification dans un massif forestier »

Jean-Baptiste Cordonnier, viticulteur aux Châteaux Anthonic et Lestage Darquier Grand Poujeaux, à Moulis-en-Médoc, en Gironde,…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole