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L’IA s’installe de façon concrète dans la filière vigne et vin

Les applications de l’intelligence artificielle commencent à arriver sur le marché de l’équipement viti-vinicole.

L'entreprise australienne Bioscout a fait de l'IA le coeur de sa technologie de capteur de spores.
© D. Briand
 

BIOSCOUT

SporeScout analyse la dissémination des pathogènes

 

L’entreprise australienne BioScout, présente depuis 2024 en Europe, exposait pour son premier Vinitech un capteur de spores nommé SporeScout. Il s’agit d’un boîtier autonome et déplaçable, fonctionnant sur batterie reliée à un panneau solaire, qui aspire 10 litres par minute d’air et collecte ainsi les spores de pathogènes. Ces dernières sont capturées sur un ruban adhésif qui est pris en photo à très haute résolution. Une intelligence artificielle (IA) analyse alors les images et est capable de détecter et discriminer les spores de différents pathogènes comme le mildiou, l’oïdium, le botrytis ou encore des champignons responsables des maladies du bois (Botryosphaeria et Eutypa). Le boîtier envoie ses informations sur le Smartphone de l’utilisateur sous forme de graphiques et indique trois niveaux de risque d’infection en fonction de l’inoculum aérien.

 

Le vigneron peut additionner cette information aux prévisions météo à sept jours, se faire une idée plus précise de la pression de maladie et adapter ses traitements phytosanitaires en fonction. BioScout revendique huit ans de travaux et plus de 8 millions de clichés pour étalonner son IA, qui continue de s’affiner au fur et à mesure des captures. La solution SporeScout sera proposée en France dès 2025 au tarif annuel de 7 000 euros (tout compris, maintenance incluse) pendant quatre ans, puis de 5 000 euros par an par la suite.

GREENSHIELD

Le capteur de mildiou embarqué maintenant commercialisé

Après plusieurs années de développement, la société Greenshield lance la commercialisation de son capteur embarqué VineMapper. Ce dernier s’installe sur le tracteur ou l’enjambeur et scanne le vignoble. Une intelligence artificielle permet de détecter en temps réel les taches de mildiou et génère une carte du parcellaire avec la localisation des foyers de maladie. Ainsi, il est plus aisé d’anticiper les risques et d’adapter l’itinéraire technique. Le capteur VineMapper est commercialisé au prix de 15 000 euros, tarif auquel il faut ajouter un abonnement de 700 euros HT par an pour l’utilisation de l’IA. L’accès à l’application mobile de relevé agronomique VineSpot et à la plateforme web de valorisation des données VineCore est en sus, et coûte 120 euros HT par an en version classique et 180 euros HT par an en premium. Le VineMapper sera également proposé en location dès 3 000 euros HT par an.

 

M.A. SILVA

Nobeltech, nouveau standard de qualité des bouchons naturels

 

Avec sa nouvelle technologie Nobeltech, l’entreprise portugaise M.A. Silva entend relever d’un cran la qualité de ses bouchons naturels en liège. Aux procédés de traitement anti-TCA Sara Advanced et Ray System s’ajoute dorénavant le BionicEye, un système de tri basé sur l’intelligence artificielle. Très concrètement, les bouchons Nobeltech passent par une machine de tri optique, dont le système est similaire aux tables triant les baies de raisin au chai. Grâce aux algorithmes d’apprentissage, le trieur est capable de repérer sur les photos les bouchons présentant des veines sèches, défaut du liège imperceptible à l’œil nu et à l’origine des bouteilles couleuses. Ces bouchons défectueux sont expulsés et éliminés. Tous les bouchons naturels de M.A Silva bénéficieront dans un futur proche de la technologie Nobeltech.

 

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