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« Le Skiterre, un outil intercep simple et productif »

Vignerons en Anjou, Nicolas et Christophe Moron se sont équipés d’un outil de travail du sol intercep Skiterre.

Le Skiterre se compose de deux grands skis qui assurent le contrôle de la profondeur et de la position de la lame.
Le Skiterre se compose de deux grands skis qui assurent le contrôle de la profondeur et de la position de la lame.
© Domaine de Gagnebert

« Pour réduire le désherbage chimique sous le rang, il nous fallait un intercep simple et productif », explique Nicolas Moron. Vigneron en SCEA avec son frère Christophe au domaine de Gagnebert à Les-Garennes-sur-Loire, dans le Maine-et-Loire, Nicolas Moron cherchait un outil facile à utiliser et capable de couvrir les 125 hectares de l’exploitation. « Nous avons quatre terroirs principaux, poursuit le vigneron, allant des roches sur schistes aux argiles. » Nicolas Moron découvre le Skiterre à l’occasion du salon Sival à Angers et est séduit par le principe. « Il n’y a pas d’hydraulique, pas de palpeur. Cela m’a rappelé la simplicité des décavaillonneuses mécaniques d’antan. Les solutions hydrauliques du marché aujourd’hui m’apparaissent complexes. Il faut changer les réglages quand on passe de vieilles à des jeunes vignes. »

L’appareil se compose de deux grands « skis » qui servent à la fois de patins pour le contrôle de la profondeur et d’outil de recentrage pour un positionnement optimal de la lame fixée derrière le ski. Combinés à un compresseur, les vérins pneumatiques, dont la pression est réglable jusqu’à 4 bars, maintiennent les skis contre les ceps. « Nous avons eu l’appareil en test juste après le Sival, se souvient Nicolas Moron. Réalisés dans des bonnes conditions, les essais se sont révélés concluants. » L’outil évolue à une vitesse importante (7,5 à 8 km/h) et s’attelle derrière n’importe quel tracteur, puisqu’il est léger et ne nécessite pas de gros débits hydrauliques.

Une approche quasi tangentielle des ceps

« Le Skiterre ne brasse pas de gros volumes de terre, puisqu’il ne travaille qu’en superficie, apprécie Nicolas Moron. La consommation de carburant est ridicule. » Nicolas et Christophe Moron valident le principe. Les longs skis abordent les ceps de manière quasi tangentielle et non frontale, ce qui procure une approche douce. « Les skis sont quasiment en contact avec deux ceps consécutifs », explicite Nicolas Moron.

Côté maniabilité, malgré la longueur des skis, l’intercep se manœuvre bien, car les parties se recentrent lors des demi-tours.

La seule limite concerne les plantiers, où l’outil est réglé à la pression nulle. « Pour les deux premières années, l’outil ne vient pas travailler entre les ceps. Ce n’est pas l’appareil miracle pour les jeunes vignes. Mais, quoi qu’il en soit, le Skiterre va nous permettre de limiter les dosages et d’éviter les désherbages de rattrapage »

À la suite de l’essai, les deux vignerons passent commande pour un montant de 15 000 euros. Livré un peu tard dans la saison, l’intercep n’a pas vraiment pu être utilisé, du fait des conditions sèches. « Pour travailler idéalement avec cet outil, il faut s’en servir dès le début de la saison et passer régulièrement pour entretenir. Nous avons hâte de nous faire un avis sur une saison complète. »

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