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Dans l'Hérault : « Le drone peut détecter les fils cassés et les fuites de goutte-à-goutte dans mes vignes »

Mikaël Bouscari, vigneron coopérateur à Servian, dans l’Hérault, a un petit drone de loisir, qu’il emploie également sur son domaine pour la détection de problèmes.

<em class="placeholder">Mikaël Bouscari, vigneron coopérateur </em>
Mikaël Bouscari, vigneron coopérateur dans l’Hérault utilise son drone de loisir pour traquer les fuites d'irrigation.
© M. Bouscari

« Je me suis équipé d’un drone il y a un an et demi pour le loisir. C’est un petit modèle à motorisation électrique d’environ 550 g, de marque Ruko. Je l’ai acheté d’occasion sur leboncoin, aux alentours de 100 ou 150 euros mais je vais peut-être en changer pour un DJI car les batteries commencent à fatiguer.

Peu à peu, je me suis rendu compte que le drone pouvait rendre des services en viticulture, comme détecter les fils cassés car les souches sont un peu penchées donc on voit vite où intervenir, ou les fuites de goutte à goutte l’été.

Survoler 1 hectare en 5 minutes

Pour cette dernière opération, j’allume mon irrigation dans une parcelle, puis je passe le drone une heure après, une fois que tout le réseau est en pression. Je survole à environ 10 m de hauteur, afin de pouvoir surveiller 4 à 6 rangs à chaque passage. Cette utilisation me permet un net gain de temps, car je n’ai plus à passer tous les deux rangs au quad. Le drone survole environ un hectare en 5 minutes.

Lorsque je détecte une fuite, je laisse le drone en statique au-dessus de la zone et j’interviens au quad pour réparer. Je réalise également quelques vidéos de certaines opérations viticoles, comme les vendanges, pour le plaisir.

Avant de commencer à utiliser mon drone, je suis allé voir sur Géoportail s’il y avait des zones interdites de survol. Mais comme je ne reste que sur ma propriété qui est en dehors d’un village, il n’y a pas de restriction.

Attention au déport en conditions venteuses

L’atout du drone est sa rapidité d’intervention. Il a une autonomie de 25 minutes de vol ce qui me suffit amplement, vu que je n’irrigue pas toute la propriété en même temps. Je tiens facilement la journée. En revanche, mon modèle est très léger et peut facilement être déporté ; je ne peux le passer qu’en absence de vent. De plus, il vaut mieux intervenir le matin tôt, lorsque la lumière est basse, car on voit mieux les taches d’eau. Enfin, son emploi nécessite un écimage de près, sinon la végétation obstrue le sol. »

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