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La Confédération nationale des producteurs de vins et eaux-de-vie de vin à appellations d’origine contrôlées ouvre son assemblée générale aux vignerons

Pour la première fois, la Cnaoc ouvre son assemblée générale (AG) en visio à tous les viticulteurs de France. Une façon de donner la parole à chacun. Entretien avec son président, Jérôme Bauer.

<em class="placeholder">Jérôme Bauer, président de la Cnaoc</em>
Jérôme Bauer, président de la Cnaoc, nous livre les premiers éléments concernant les sujets qui seront débattus lors de la prochaine AG de la Confédération.
© Mathieu Martines

Votre prochaine AG se tiendra le 25 novembre, dès 9 heures, en visio et sera ouverte aux 58 000 viticulteurs de France. Pourquoi ce nouveau format ?

Jérôme Bauer : Avec ce format innovant, notre objectif est d’être au plus proche des inquiétudes des vignerons. Nous voulons nous adresser à tous les viticulteurs qui souhaitent participer au débat, s’informer et apporter des idées. Certains auront sûrement des idées novatrices. J’en attends beaucoup. On peut se plaindre mais il faut se prendre en main. C’est le collectif qui fait avancer. Il faut juste que chacun y consacre trois heures de son temps. Il faut avoir le courage de se dire des choses et ne pas rester dans le fatalisme.

Qu’est-ce que cela peut apporter aux participants ?

J. B. : Nous leur avons donné carte blanche. Ce sont eux qui décideront des sujets à traiter. En participant, ils vont pouvoir poser leurs questions, orienter l’AG vers des thématiques qui leur sont chères. Nous essaierons de répondre au mieux aux préoccupations du vignoble via différents ateliers.

À ce jour, 28 octobre, quelles sont les thématiques émergentes ?

J. B. : Étonnamment, 60 % des retours portent sur l’AOC et l’Inao de demain. Sur les cahiers des charges et leur évolution ; sur la simplification. Le second sujet concerne les marchés et l’économie. Et le troisième la consommation de vin, la santé.

On nous a posé des questions sur des thématiques qui ne nous apparaissaient pas comme étant des sujets pour notre base, mais qui en fait le sont et sont pertinents, comme « Est-ce que l’agrivoltaïsme est compatible avec l’AOC ? », « Serait-il possible de segmenter différemment l’AOC ? », « Pourquoi attribue-t-on simultanément des primes à la plantation et des primes à l’arrachage et/ou la distillation ? Ne faut-il pas se concentrer sur un item plus percutant ? » ou encore « Comment faire face aux problèmes de plus en plus fréquents d’impayés clients » et « Comment faire face aux décalages de trésorerie avec des délais de paiement des clients de plus en plus importants et des banques de plus en plus frileuses ? ». Jusqu’à présent, on ne s’occupait pas des questions bancaires, mais peut-être le faudrait-il.

Pour vous inscrire, c'est par là : https://forms.gle/K1K8cS3E8ecEaVZe7

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