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InterRhône annonce une marque collective pour porter les effervescents de la vallée du Rhône

Le plan « bulles » amorcé par InterRhône commence à porter ses premiers fruits. L’interprofession a acté la création d’une association de production avec sa marque et son cahier des charges de recommandations.

<em class="placeholder">Philippe Pellaton, président d&#039;Interrhone, lors du salon Wine Paris 2026</em>
Philippe Pellaton a présenté les premières cuvées d'essai de vins effervescents réponsant au cahier des charges de la vallée du Rhône.
© X. Delbecque

Une belle fraîcheur et une aromatique intéressante, le tout accompagné d’une bulle légère mais agréable. L’interprofession des vins de la vallée du Rhône a profité du salon Wine Paris 2026 pour faire découvrir aux journalistes les premières cuvées vinifiées par l’Institut Rhodanien, issues du travail sur la création d’un profil de vin effervescent de la vallée du Rhône.

Le président d’InterRhône, Philippe Pellaton, ayant annoncé juste avant en conférence de presse la validation en conseil d’administration le 6 février de la création d’une marque collective privée pour porter les opérateurs souhaitant se lancer sur le segment. « Ce ne sera pas une marque produit avec une étiquette commune, mais une marque chapeau », précise le président. L’Inao ne reconnaissant pas la production de bulles sur l’appellation générique, les vins seront donc sous indication IGP ou bien sans indication.

Capter des moments de consommation du vin qui sont aujourd’hui laissés à d’autres

Une association de production sera ainsi fondée, qui proposera un cahier des charges indicatif aux opérateurs. La recommandation étant d’avoir une vinification en méthode traditionnelle hybride, sans liqueur de tirage mais avec moût de raisin. Trois itinéraires en blanc de noir (grenache), blanc de blanc (clairette) et en assemblage ont été identifiés. « L’idée est avant tout d’ouvrir des pistes, d’être présents sur tous les segments et d’avoir la capacité d’être là à des moments de consommations où nous ne sommes pas à l’heure actuelle, expose Philippe Pellaton. Pour l’heure nous n’imaginons pas que ce soit un segment volumique, la consommation devrait être plutôt locale en réseau traditionnel. »

Une nouvelle corde dans l’arc des vignerons, qui donnerait également la possibilité de flécher des volumes de grenache noir vers d’autres horizons que le vin rouge, toujours à la peine. Tous les aspects administratifs ne sont pas finalisés, mais la marque devrait logiquement être effective avant l’été. Quant à l’intégration des bulles dans le cahier des charges des côtes-du-rhône, le président reste lucide, ce n’est pas imaginable dans les 10 ans à venir. Mais la mécanique est en marche…

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