Aller au contenu principal

Embellie au rayon vins en janvier et février 2021

Alors que la réouverture du CHR est toujours incertaine, les ventes de vin en grande distribution se montrent dynamiques en ce début d’année, avec un chiffre d’affaires en progression de 8,5% selon NielsenIQ. Les vins blancs et les vins biologiques affichent des croissances à deux chiffres.  

Les ventes de vin connaissent une progression marquée sur les deux premiers mois de l'année 2021. Les vins bio font partie des plus dynamiques avec une croissance de chiffre d'affaires de 18,8% par rapport à la même période d'il y a un an.
© C. Gerbod

Dans le contexte dépressif engendré par l’interminable pandémie de Covid-19, il y a au moins une bonne nouvelle en ce début d’année : le rayon vins tranquilles connait une progression de chiffre d’affaires avec une hausse de 8,5% par rapport à la même période de l’an dernier, selon NielsenIQ (du 04/01 au 07/03/2021). L’institut souligne que cette croissance est « bien supérieure à celle de l’ensemble des produits de grande consommation », en hausse, eux, de 5,3%.

Les chiffres dévoilés par FranceAgriMer dans sa dernière note de conjoncture, confirment la tendance. L’institut IRI y observe aussi une hausse des vins tranquilles de 4,7% en volume et de 8% en valeur (du 4/01 au 28/02/2021) par rapport à l’année précédente. La note de synthèse ne manque pas de rappeler que la fermeture du réseau CHR continue de pénaliser fortement le marché dans son ensemble. Rappelons qu’en janvier et février 2020, les bars, hôtels et restaurants étaient encore ouverts.

Croissance à deux chiffres pour les blancs et les vins bio

Toutes les couleurs profitent de l’embellie, y compris les rouges (+5,6%) alors qu'ils étaient à la peine en 2020 et déjà avant la période Covid. NielsenIQ note qu’ils « génèrent 35% de la croissance du rayon » en ce début 2021. Ils représentent 52% du chiffre d’affaires des vins tranquilles contre 49% l’année précédente.

Mais pour les blancs, c’est un véritable triomphe avec des croissances à deux chiffres, pour les blancs secs (+16,5%) comme pour les blancs doux (+22,2%) selon NielsenIQ.

Le dynamisme est aussi de mise pour les vins bio avec une progression de 18,8% du chiffre d’affaires début 2021 alors que la progression était de 11,1% il y a un an. Dans le même temps, les vins non bio ne progressent que de 7,9% (0,7% en 2020)

Ce nouvel essor des vins biologiques leur permet d’atteindre une part de marché de 5,6% sur l’ensemble des circuits.

Lire aussi notre article sur les tendances des ventes en grande distribution en 2020

Prudence sur la valorisation

Si le prix moyen progresse de 3,4%, NielsenIQ relativise en soulignant les besoins hétérogènes des consommateurs. Jean Glussot, directeur chez NielsenIQ, estime que “les enseignes doivent s’adresser d’une part à des foyers contraints pour lesquels il est impératif de mettre en avant une offre abordable, et d’autre part à des foyers plus préservés qui, ne pouvant plus consommer de vins dans les bars et restaurants, n'hésitent pas à mettre quelques euros de plus pour une meilleure bouteille et ainsi, se faire plaisir.” Une dualité qui n’est toutefois pas nouvelle.

Deux tendances 2020 se confirment

Les données IRI pour FranceAgriMer et le CNIV confirment en ce début d’année deux phénomènes marquants de 2020 :

  • Le dynamisme du drive dont la part de marché atteint 4,1%
  • Le succès des BIB, en hausse de 10% en volume sur janvier-février 2021 par rapport à 2020. Leur part de marché est de 44% des ventes de vin tranquilles en volume sur ces deux premiers mois. FranceAgriMer note une croissance plus marquée pour les vins IGP avec mention de cépages.

Lire aussi : Les seniors tirent la croissance du vin vers le haut 

Les plus lus

<em class="placeholder">Thomas Berger-Leslavergne, viticulteur à Troissy, dans la Marne</em>
En Champagne : « J’ai imaginé une fraise de curetage pour lutter contre les maladies du bois de la vigne »
Le vigneron champenois Thomas Berger-Leslavergne a cocréé une fraise de curetage, l’OB 20, plus maniable et précise que les…
<em class="placeholder">Remorque antigel bricolée.</em>
Astuce de vigneron en Gironde : « J’ai confectionné une remorque antigel pour protéger mes vignes »

Frédéric Lahaye, viticulteur à Val de Virvée, en Gironde, a bricolé une remorque antigel. Voici comment il a opéré.

<em class="placeholder">Aurélien Schlienger, directeur des domaines Baudry Dutour, à Chinon, en Indre-et-Loire</em>
En Indre-et-Loire : « Notre programme de traitement de la vigne à environ 400 euros/ha/an intègre des biocontrôles »

Aurélien Schlienger, directeur des domaines Baudry Dutour, à Chinon, en Indre-et-Loire, intègre du biocontrôle dans ses…

Julien Chadutaud devant les vignes des domaines Jean Martell
En Charente : « Les tanins de châtaigne permettent de diminuer les doses de cuivre pour lutter contre le mildiou de la vigne »

Julien Chadutaud, responsable vignoble aux domaines Jean Martell, à Rouillac, en Charente, a testé les tanins de châtaigne…

<em class="placeholder">Le programme de protection doit tenir compte de la pression black-rot sur les gamays. </em>
Dans le Rhône, « le soufre réinvestit mon programme de traitement de la vigne »

Certifié Terra Vitis, Benoît Bleton essaie de limiter les produits CMR au maximum, tout en conservant une bonne efficacité.…

<em class="placeholder">Sonal Holland, première master of wine indienne et partenaire de la School of Wine &amp; Spirits Business.</em>
Inde : « Il faut que la filière viticole française ait bougé d’ici un ou deux ans maximum car tout le monde lorgne sur ce marché »

Sonal Holland, première master of wine indienne et partenaire de la School of Wine & Spirits Business, analyse le…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole