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COREE DU SUD -TENDANCE
DES PISTES POUR SE DÉMARQUER

Comment parler au consommateur coréen ? Quels sont les thèmes de communication en vogue ? Petit tour d’horizon de ce qui pourrait créer l’innovation.

EN CORÉE DU SUD, un mot fait vendre : “ wellness ”, c’est-à-dire bien-être.
EN CORÉE DU SUD, un mot fait vendre : “ wellness ”, c’est-à-dire bien-être.
© Office national du tourisme corée

Internet et technologie mobile


Selon une étude Gatner, publiée par Echos du Net, 93% des foyers ont une connexion internet, ce qui place la Corée du Sud à la tête du podium mondial. Par ailleurs, le taux de pénétration d’internet était de 70,5 % en 2006, selon le Journal du Net. Autant dire que l’exploitation de ce média y est fortement développée. “ Il existe des blogueurs et même des super blogueurs qui réalisent des blogs sur les blogs. Ils sont très sollicités pour les événements. C’est un créneau qu’il faut travailler car pour se démarquer, il faut être créatif sur la communication ”, estime Arnaud Abadi, président de Terroir Sélection. Les publicités dans les médias n’auraient que peu d’impact car les Coréens sont noyés d’images et ne retiennent que peu d’informations. Cependant, nuance Suk-Young Chung, “ les importateurs se méfient beaucoup des blogueurs car ils ont une liberté de parole. ” Et si leurs jugements sont mauvais, les dégâts peuvent être considérables… Il faut aussi savoir que les Coréens sont très nombreux à posséder un mobile avec un taux de pénétration de 82,3 % selon Finance Asia, un bureau d’étude et d’analyses financières. La voie du flash code, permettant via application mobile au consommateur d’obtenir de plus amples informations sur le vin, est une piste à étudier…

Bien-être

Le mot “ wellness ” (bien-être) fait vendre. Les Coréens sont très sensibles aux questions de santé par l’alimentation : le french paradox est bien connu, ce qui explique notamment pourquoi la consommation est très centrée sur le vin rouge. Il existe ainsi des masques cosmétiques à base de vin et les Coréennes n’hésitent pas à se plonger dans des bains bachiques pour en retirer tous les bienfaits des polyphénols. “ Tout ce qui peut permettre au produit de lui donner une image de produit sain est ainsi bienvenue: viticulture raisonnée, éco-conception des produits. Mais c’est une image que les vins français ont déjà. En comparaison de leurs concurrents, ils sont perçus comme des produits de petits vignobles avec de bas rendements, une forte concentration en fruits ”, indique Arnaud Abadi. Le vin bio est très peu développé, ceci en partie parce que leurs importations nécessitent des analyses coûteuses qui rallongent le temps de mise sous douane. “ Je connais le cas d’une centaine de bouteilles de vin bio ayant patienté trois mois sous douanes. L’importateur a dû régler les frais d’entrepôt. ”

Petits contenants

“ Les célibataires deviennent une cible de consommation importante et les produits sont adaptés à leur besoin en petite quantité ou en petit format ”, indique la Sopexa. L’idée serait donc de développer des petits contenants. Wit, verre operculé, bouteille de 18,7 cl ? “ Cela peut être de bonnes idées. Mais il faut aussi penser aux couples qui veulent consommer un verre chacun lors de leur soirée en tête à tête ”, indique Arnaud Abadi. Le bib pourrait aussi être une solution. “ J’en importe un peu. Mais ce packaging sied mal aux vins français car il est perçu comme un emballage de produit de basse qualité. Il en existe en cinq litres pour des vins Australiens à un prix d’environ 10 euros.

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