Aller au contenu principal

Dans l’Hérault, « les dégâts de lapins sur mes vignes ont encore empiré cette année »

Depuis une huitaine d’années, les lapins attaquent les cultures dans l’est de l’Hérault. Une pullulation qui prend une ampleur catastrophique. Viticulteurs et agriculteurs sont à bout. 

<em class="placeholder">pied de vigne rongé et sectionné par des lapins</em>
Les lapins peuvent manger le tronc en entier. Cette vigne d'une dizaine d'années va être arrachée l'an prochain.
© C. Bros

« La situation empire d’année en année et nous sommes en phase terminale », annonce Clément Bros, viticulteur et céréalier à Saint-Aunès, dans l’Hérault. Presque toutes ses vignes sont touchées par des dégâts de lapins, comme dans plusieurs communes à l’est de Montpellier. Les animaux viennent ronger l’écorce autour du pied ou même manger le cep en entier comme c’est le cas ici, quand ils ne se servent pas dans les raisins, dressés sur leurs pattes arrière. La chambre d’agriculture a chiffré le manque à gagner dû à la destruction de ses récoltes à 150 000 euros en 2025, soit 40 % de plus que l’année précédente. Sur le secteur, les pertes atteindraient 1,5 million d’euros.

Pour tenter d’enrayer la pullulation, les pouvoirs publics ont activé un plan « lapin » depuis 2024. Un bilan en octobre dernier a fait état « de progrès dans le contrôle des foyers » colonisant les talus de la ligne à grande vitesse et du canal BRL. Mais aussi « d’insuffisances ». La préfecture a renforcé la régulation ce printemps. L’extension géographique du classement du lapin en Esod (espèce susceptible d’occasionner des dégâts), qui autorise par exemple le piégeage toute l’année, sera discutée le 21 mai 2026.

Les lapins continuent à proliférer

Des mesures « insuffisantes », juge Clément Bros qui ne voit pas d’amélioration sur le terrain. Malgré la lutte qu’il mène avec son père, titulaire du permis de chasse et cinq furets, pour tenter de diminuer la pression sur ses parcelles, les lapins continuent à proliférer. « Des louvetiers viennent la nuit, mais le secteur est trop grand, ils ne sont pas assez nombreux », déplore le vigneron, pour qui il faudrait encore élargir les autorisations de chasse.

En attendant, « nous montons la baguette de 20 à 30 cm sur les plantiers, pour essayer de mettre les raisins hors d’atteinte », explique Clément Bros, qui a par ailleurs posé un grillage autour de certaines parcelles de blé. Une mesure efficace mais qui n’est pas possible partout et nécessite un gros investissement. Sans aucune aide. Difficile à envisager avec la crise viticole et les prix des intrants qui augmentent.

 

Les plus lus

<em class="placeholder">Drone effaroucheur</em>
En Seine-et-Marne : « Les drones effaroucheurs détectent parfaitement le gibier de nuit dans mes parcelles »

L’agriculteur Frédéric Brunot s’est équipé d’un drone effaroucheur. Il lui permet de détecter la présence du gibier la nuit,…

<em class="placeholder">Bruno Laffitte, chef de culture des Vignobles Jaubert, 150 hectares à Ladaux, en Gironde</em>
En Gironde : « L’autopalissage des vignes nous fait économiser 75 000 euros de prestation de levage »

Bruno Laffitte, chef de culture des Vignobles Jaubert, 150 hectares à Ladaux (Gironde), expérimente depuis trois ans l’…

<em class="placeholder">Effaroucheur à gibier à ultrasons Repzen.</em>
Dans le Vaucluse : « Les effaroucheurs à ultrasons marchent très bien contre les sangliers »

Le maraîcher et viticulteur vauclusien Pierre Avon arrive à limiter les dégâts de sanglier en employant un effaroucheur à…

<em class="placeholder">véhicules anciens rénovés pour évènements festifs</em>
Des véhicules de collection pour sublimer le service du vin et les instants festifs

Transformer un vieux camion Citroën en cave à vin pour créer une ambiance unique lors d’évènements festifs : telle est l’…

<em class="placeholder">Tracteur enjambeur New Holland TE6 au salon Sitevi 2025 </em>
New Holland – Un nouveau séquençage de bout de rangs sur les enjambeurs TE6
New Holland fait évoluer le séquençage de bout de rang sur ses enjambeurs.
<em class="placeholder">Christophe Sabatier, viticulteur, éleveur de cochons et en redémarrage de grandes cultures sur 30 ha, à Assas, dans l’Hérault</em>
Dans l’Hérault : « J’ai attrapé 16 sangliers en un an grâce au piégeage de mes parcelles »

Le vigneron héraultais Christophe Sabatier emploie trois cages de piégeage sur son exploitation pour lutter contre les…

Publicité
Titre
OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
[OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB] : Profitez maintenant de -15% sur votre abonnement annuel*. Code promo SUMMER2026
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole