Crise viticole : ils trouvent d'autres solutions que l’arrachage
Surgreffage, diminution des coûts ou autre source de revenu peuvent permettre de faire le dos rond. Mais quelle que soit la solution retenue, s’aligner avec soi-même est la clé pour traverser la crise.
Surgreffage, diminution des coûts ou autre source de revenu peuvent permettre de faire le dos rond. Mais quelle que soit la solution retenue, s’aligner avec soi-même est la clé pour traverser la crise.
De nombreux vignerons testent des stratégies alternatives à l’arrachage, afin de traverser la crise sans toutefois amputer le potentiel de production. Diminuer les coûts au vignoble, surgreffer pour s’adapter aux tendances de consommation, ou même trouver une autre source de revenu font partie des pistes explorées par ces viticulteurs.
S’aligner avec soi-même
Mais comment savoir quelle stratégie mettre en place et pour quelle solution opter ? Ce n’est pas simple. « Il n’y a pas de recette miracle, reconnaît Benjamin Devaux, directeur conseil économique et études au Cerfrance Méditerranée. Mais ce qui importe, c’est que les choix collent à la réalité de l’exploitation et de son dirigeant. » Il s’agit de clarifier ce que l’on est et ce que l’on veut faire ; de s’aligner avec soi-même. « Il faut se poser les bonnes questions et inscrire sa vision sur plusieurs années, poursuit-il. La crise est structurelle, la baisse des ventes est là. On voit par exemple que les bulles marchent bien, mais si tout le monde se met à en produire, cela va devenir compliqué. »
Le choix de la stratégie à mettre en œuvre est rendu encore plus compliqué par l’hyperconnexion, qui ouvre le champ des possibles. Œnotourisme, pistache, olive, grenade, restauration… Difficile de savoir où donner de la tête. « La réponse est dans l’âme du vigneron, insiste Benjamin Devaux. Il doit trouver les leviers qui donnent du sens à l’action qu’il mène. »
Se faire aider par quelqu’un d’extérieur
Ce travail d’introspection est souvent plus simple à réaliser avec une personne extérieure, comme son conseiller de gestion, qui aura une vision plus objective et aura moins le nez dans le guidon. « On peut retrouver des éléments de motivation en se demandant notamment ce qu’on aimait lorsqu’on était jeune », confie le directeur conseil économique. Si vous affectionniez les jeux de rôle, alors la mise au point d’un escape game peut être une bonne idée. Si vous passiez tous vos moments de loisirs à faire du VTT, organiser un circuit et une grosse soirée autour du vélo peut vous convenir. Si encore vous vous passionnez pour la flore sauvage environnante, un sentier orchidées sauvages peut être votre bonne solution. Bonne réflexion !
« On peut retrouver des éléments de motivation, en se demandant notamment ce qu’on aimait lorsqu’on était jeune »
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