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Une marque collective pour dynamiser le recyclage des bouchons de liège

Les Professionnels du liège lancent la marque collective « Liège recyclable » pour monter en puissance sur le recyclage des bouchons qui atteint aujourd'hui 60 millions d'unités recyclées par an.

En lançant une marque collective "Liège recyclable", les Professionnels du liège veulent augmenter le recyclage du bouchon de liège pour en faire un modèle d'économie circulaire.
© Les Professionnels du liège

Les Professionnels du liège, qui réunissent la Fédération française du liège (FFL) et l’Apcor (Association portugaise du liège), structurent une filière volontaire de recyclage des bouchons de liège depuis une dizaine d’années. Ils revendiquent pour la France un statut de « premier recycleur mondial de bouchons de liège ». Si la collecte a atteint 60 millions de bouchons en 2020 avec 2 000 points de collecte et des associations impliquées, la FFL souhaite accélérer le mouvement. Selon Jean-Marie Aracil, chargé de mission à la FFL, le taux de recyclage actuel  est de 12% à 15%. Les Professionnels du liège visent 50% d’ici 2030. Ils comptent sur le lancement de la marque collective « Liège recyclable » pour « tripler d’ici 2025 le nombre de points de collecte de bouchons en France ».

 

 

 

 

 

 

 

Un logo pour mettre en avant le bouchage liège

 

 

 

 

 

 

 

« La grande difficulté pour les consommateurs est de savoir ce qu’il y a sous la capsule alors qu’ils sont 83% à dire qu’ils préfèrent le bouchage liège », a exposé Nicolas Mensior, président de la Fédération française du liège en présentant la marque collective. Placé sur la contre-étiquette, le logo signalera donc que la bouteille est bouchée liège et orientera sur le site recyclage.planeteliege.com qui géolocalise les points de collecte. L’info sur le geste de tri, qui devrait devenir obligatoire sur l’étiquette mi 2022, devrait inciter à trier les bouchons. Les Professionnels du Liège vont donc s'attacher à convaincre les embouteilleurs d’utiliser cette marque.

 

 

 

 

 

 

 

Lire aussi notre article sur le décret sur les nouvelles consignes de tri

 

 

 

 

 

 

 

Développer les points de collecte

 

 

 

 

 

 

 

Le logo est accessible gratuitement sous réserve de se conformer à un cahier des charges. La demande se fait auprès des Professionnels du liège, sur le site recyclage.planeteliege.com. « Nous avons une nécessité de massification. Le bouchon est petit et léger. On déplace des volumes mais des faibles masses. Il faut beaucoup de stockage pour ne pas massacrer le bilan écologique », expose Jean-Marie Aracil, chargé de mission à la FFL. Le réseau de collecte doit donc continuer à se construire, notamment en travaillant avec les centres de collecte des agglomérations pour stocker des gros volumes. La viabilité économique et environnementale du transport jusqu’au centre de stockage français, chez Amorim France à Eysines en Gironde, est estimée à « 500 kilos de liège soit 2 palettes ». Le liège collecté est valorisé à 330 € la tonne (avec enlèvement ou 400 €  si livraison à Eysines). L'argent est collecté par des associations ou investi dans la plantation de chênes liège. Les bouchons sont ensuite acheminés au Portugal où ils sont broyés pour devenir notamment des matériaux d'isolation.« Nous fonctionnons toujours en flux retour de livraison », précise Jean-Marie Aracil.

 

 

 

 

 

 

 

Pour développer le recyclage, la fédération s’appuie notamment sur la grande distribution. Une enseigne comme Auchan s’engage par exemple à boucher 100% de ses MDD en vin tranquille en liège avec apposition de la marque collective et de la consigne de tri sur les contre-étiquettes. Jean-Marie Aracil note que pour des entreprises et des coopératives, s'engager dans le recyclage du liège peu s'inscrire dans des démarches de RSE.

 

 

 

 

 

 

 

Une campagne pour promouvoir les dimensions durables du liège

 

 

 

 

 

 

 

Le lancement de la marque collective est coordonné avec celui d’une campagne internationale déclinée en France et valorisant les atouts du liège en matière de développement durable. Le liège est « 100% naturel, biosourcé et recyclable » a rappelé Joao Rui Ferreira, président de l’Apcor (Association portugaise du liège) lors d’une conférence de presse. Il a insisté sur le rôle bénéfique des forêts de chêne liège en tant que patrimoine culturel et naturel, outil agronomique et de développement territorial.

 

 

 

 

 

 

 

« C’est vraiment une barrière qui protège des désordres climatiques et une filière industrielle performante », a-t-il résumé en soulignant que « 70% de la valeur de notre industrie vient du bouchon ».

 

 

 

 

 

 

 

Entre marque collective et campagne publicitaire, le petit cylindre de liège travaille donc à devenir un modèle d'économie circulaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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