Aller au contenu principal

Taille des haies : « Nous réalisons l'entretien avec un lamier à scies qui respecte les arbres et la biodiversité sur notre exploitation dans la Marne »

Agriculteurs en bio installés dans la Marne (Coupéville), Frédéric et Didier Lambin prennent soin de leurs haies pour en tirer le meilleur parti en termes de biodiversté et d'impact positif sur les cultures. Les haies sont notamment une barrière aux traitements phytosanitaires.

« Les premières plantations de haies ont été réalisées au début des années 2000. Ensuite, d’autres haies ont été plantées à quelques reprises jusqu’en 2024 pour les dernières. L’objectif premier au début était de protéger nos parcelles en agriculture biologique des dérives des traitements phytosanitaires de parcelles voisines. Les haies ont été plantées aussi pour apporter de la biodiversité utile pour nos cultures, avec 29 essences différentes utilisées entre espèces buissonnantes et arbres de haut jet. Pour ce faire, nous avons suivi le cahier des charges de la Fédération départementale des chasseurs de la Marne avec des plantations sur deux rangs et une banquette herbeuse de part et d’autre de la haie. Le tout fait 8 mètres de large. La bande enherbée présente l’avantage pratique de pouvoir accéder à la haie toute l’année, pour son entretien notamment.

Composée d’un mélange de graminées et de légumineuses, la bande enherbée est entretenue avec un broyage deux fois par an : en février avant que la végétation reparte et pour broyer les résidus d’hiver et après la mi-août quand toutes les nidifications sont finies. Au bout de cinq à six ans, les légumineuses ont tendance à disparaître avec les graminées qui prennent le dessus. Le broyage, en laissant les résidus sur place, a tendance à amener de l’azote au sol qui favorise sans doute ces graminées.

Sur les haies les plus âgées, un passage de lamier à scie est effectué tous les deux ans par un prestataire. Cet outil coupe la haie proprement au lieu de broyer les branches comme avec une épareuse. C’est mieux pour les arbres et pour la biodiversité, d'autant plus que le broyeur peut aspirer des insectes et les détruire. Une heure d’intervention (un kilomètre de haie) coûte aux alentours de 70 à 80 euros. Les arbres de haut jet sont taillés manuellement tous les hivers avec un sécateur électrique ou une scie. »

310 hectares de grandes cultures biologiques dont blé tendre, chanvre, triticale, seigle, lentillon, betterave sucrière, orge de printemps, luzerne, lin. Linéaire de 8 km de haies (7 hectares).

Les plus lus

<em class="placeholder">Adolescent au volant d&#039;un tracteur </em>
Les enfants d’agriculteurs peuvent-ils donner un coup de main sur l’exploitation familiale en toute légalité ?

À partir de 16 ans, voire dans certains cas dès 14 ans, les enfants d’agriculteurs peuvent contribuer aux travaux de l’…

Pommes de terre : des milliers de tonnes à détruire, faute de débouchés suffisants

La filière pomme de terre subit depuis cette année un retournement de conjoncture. La forte hausse des surfaces en 2025…

<em class="placeholder">Chemin goudronné entre parcelles agricoles</em>
Que le chemin n’appartienne qu’à un seul propriétaire ne l’empêche pas d’être un chemin d’exploitation

La Cour de cassation dans un arrêt du 9 janvier 2025 a réaffirmé que ce qui caractérise un chemin d’exploitation est…

<em class="placeholder">Julien Bricquet devant son bâtiment d&#039;exploitation initialement construit sur un terrain appartenant à son père</em>
Bâtiment agricole : « On a construit sur sol d’autrui, sans être alertés et sans connaître les risques »

Comme beaucoup de sociétés agricoles familiales, le SCEA Bricquet et Fils, à Saint-Amand-sur-Fion (Marne) a construit un…

<em class="placeholder">Thierry Boudaud président de la Coop de l’eau 79 devant un enrouleur.</em>
Sainte-Soline : « Notre réserve restera vide cette année, laissant les exploitations sans solution alternative d’irrigation »

Thierry Boudaud est président de la Coop de l’eau 79, qui porte les réserves de substitution du bassin de la Sèvre niortaise.…

<em class="placeholder">Damien Beaujouan, agriculteur à Roches (Loir-et-Cher), &quot;Je laboure mes terres tous les trois ans en veillant à ne pas faire un travail trop profond, moins de 20 ...</em>
Maïs : « Le faux semis est le levier le plus efficace pour réduire la densité de ray-grass dans mes champs »

Agriculteur à Roches (Loir-et-Cher), Damien Beaujouan combine désherbage chimique et techniques agronomiques pour…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures