Sécheresse : quelles conséquences et quelles aides pour les agriculteurs ?
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« La France connaît une sécheresse équivalente à celle de 1976 avec trois fois plus d’épisodes caniculaires », a déclaré cet après-midi Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, à l’issue d’un comité exceptionnel de suivi de la situation de sécheresse dans le monde agricole.
A date plus de 90 départements sont touchés par des restrictions d’eau et les agriculteurs jouent le jeu, selon le ministre de l’Agriculture et Bérangère Couillard, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie auprès du ministre de la Transition écologique. Sur 7500 contrôles sur l’application des mesures de restrictions seuls 250 rappels à la loi ont été formulés. « Essentiellement des particuliers », souligne Bérangère Couillard. « Je veux saluer la grande responsabilité du monde agricole dans cette période de rationnement », a déclaré de son côté Marc Fesneau.
Si quelques pluies sont intervenues la semaine dernière, le rechargement des nappes ne s’opérera qu’à partir de l’automne prochain. Le ministre de l’Agriculture chiffre à date les dégâts sur l’agriculture :
Dans certaines régions les éleveurs puisent dans leur stock de fourrage depuis mai
« Nous avons des inquiétudes sur le maïs et l’approvisionnement herbager qui va mettre des éleveurs en situation de tension. Dans certaines régions, les éleveurs puisent dans leur stock de fourrage depuis mai. Le risque est de voir une décapitalisation », souligne Marc Fesneau.
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Face à cette situation, le ministre de l’Agriculture annonce plusieurs nouvelles mesures de soutien :
En revanche, le ministre n’a pas annoncé de mesure généralisée pour les cultures dérobées, comme le demandaient les syndicats agricoles. « Par voie dérogatoire, il y a des possibilités de faire des demandes individuelles de report des semis sur justification météorologique dans 50 départements », souligne Marc Fesneau.
Dans le cadre de la politique agricole commune, cette mesure doit restée « exceptionnelle et délocalisée », précisent Marc Fesneau et Bérangère Couillard. D’autres mesures dérogatoires pourraient être prises dans les jours qui viennent au niveau préfectoral pour lever l’obligation des semis si les conditions de levée des cultures dérobées n’étaient pas réunies.
Au-delà de ces mesures, « nous travaillons pour que le déploiement des retenues d’eau s’active » déclare Marc Fesneau. « On doit aussi travailler sur la réutilisation des eaux de station d’épuration », poursuit-il.
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