Sécheresse 2026 : « face à une catastrophe climatique jamais vue », Arnaud Rousseau évoque un besoin de « plusieurs milliards d’euros » pour l’agriculture
Le président de la FNSEA chiffre sur France info à « plusieurs milliards d’euros » les besoins des agriculteurs très fortement touchés par la sécheresse, après l’annonce par le gouvernement d’un plan attendu pour la rentrée.
Le président de la FNSEA chiffre sur France info à « plusieurs milliards d’euros » les besoins des agriculteurs très fortement touchés par la sécheresse, après l’annonce par le gouvernement d’un plan attendu pour la rentrée.
« Nous ne pouvons pas tenir avec des formules classiques. Nous avons besoin d’un choc de réactivité rapide », a déclaré Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, le 8 août sur les ondes de France info. Et de chiffrer les besoins de l’agriculture française à « plusieurs milliards d’euros ».
« Nous vivons une période inédite. C’est du jamais vu après plusieurs années difficiles ce qui rend la pérennité de nos exploitations délicate. C’est une véritable catastrophe », a exprimé le président du syndicat agricole à l’occasion d’un entretien, quelques jours après l’annonce par Annie Genevard d’un plan sécheresse pour la rentrée.
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Une catastrophe climatique inédite sur une telle durée pour l’agriculture
« En élevage, les fourrages manquent à peu près partout. Maïs et tournesol vont avoir des rendements en forte baisse. En maïs on parle de la plus faible récolte depuis 40 ans. Les premières vendanges viennent de commencer, nous n’avons jamais vu des vendanges début août », a-t-il détaillé, estimant que « la solidarité nationale doit se mettre en place ».
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« Nous vivons une catastrophe climatique d'une ampleur que nous n'avons jamais vue en agriculture sur une telle durée, nous avons besoin d'une réponse gouvernementale inédite (...). S'il existe un certain nombre d'assurances, on sait parfaitement qu'elles ne pourront pas prendre en compte un tel niveau de sinistralité », a ajouté Arnaud Rousseau, comparant la sécheresse actuelle à celle de 1976.
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« Tout le monde essaie de trouver des solutions mais l’adaptation demande du temps »
Pour rappel, fin août 1976, le gouvernement Chirac avait décidé d’une aide de 2,2 milliards de francs versée aux agriculteurs (soit l’équivalent en pouvoir d’achat de 1,661 milliards d’euros aujourd’hui selon le convertisseur de l’Insee) et financé en partie par un exceptionnel « impôt sécheresse », basé sur l’impôt sur le revenu qui concernera plus de 3 millions de Français.
Exceptionnel en 1976, ce type d’été est amené à se répéter selon les climatologues, et l’agriculture doit s’adapter. « Tout le monde est à cran, tout le monde essaie de trouver des solutions, mais l’adaptation demande du temps. L’agriculture française a déjà commencé à s’adapter mais ça demandera quelques années et aujourd’hui il faut passer le court terme », souligne Arnaud Rousseau.
Le président de la FNSEA pointe notamment le fait que « dans les zones intermédiaires », les exploitants agricoles « ne peuvent plus tenir ».
Du nord au sud du pays, depuis la fin du printemps, les agriculteurs assistent à une succession inédite d'aléas climatiques. Le président de la FNSEA Arnaud Rousseau a réclamé "une réaction d'une ampleur inédite" de la part du gouvernement, via un plan de "plusieurs milliards… pic.twitter.com/ZODLj1jjss
— franceinfo (@franceinfo) August 8, 2026