Salon de l’agriculture 2026 : « Nous avons 25% de visiteurs en moins »
A mi-parcours de la 62e du salon international de l’agriculture, ses organisateurs annoncent qu’ils enregistrent pour l’heure une baisse de fréquentation de 25%. En cause : le calendrier scolaire, la météo et l’absence des bovins. Un sursaut de visitorat interviendrait toutefois depuis mardi 24 février.
A mi-parcours de la 62e du salon international de l’agriculture, ses organisateurs annoncent qu’ils enregistrent pour l’heure une baisse de fréquentation de 25%. En cause : le calendrier scolaire, la météo et l’absence des bovins. Un sursaut de visitorat interviendrait toutefois depuis mardi 24 février.
« Il y a moins de visiteurs que les autres années. Hier soir, nous comptabilisions 25% de visiteurs en moins au salon de l’agriculture », annonce ce 25 février à la presse, Jérôme Despey, président du salon international de l’agriculture. Les organisateurs du SIA y voient plusieurs explications, citant dans l’ordre : le calendrier des vacances solaires (la région parisienne étant en vacances durant toute la durée du salon, une configuration qui n’était pas intervenue depuis 8 ans), une météo clémente enjoignant plutôt les Parisiens à faire des activités extérieures, mais aussi l’absence des bovins. « Une absence que je regrette », rappelle Jérôme Despey, qui souligne que lorsqu'on demande aux visiteurs pourquoi ils viennent au SIA, leur première réponse est habituellement « pour voir l’égérie et les vaches ».
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Sursaut de fréquentation en provenance de Province
« Depuis hier on voit qu’il y a plus de fréquentation, on constate aussi un sursaut ce matin », poursuit toutefois le président du salon qui relaie le message du SIA 2026 : « venir c’est soutenir ». « C’est important pour les agriculteurs et les exposants ».
La hausse de la fréquentation vient de la ruralité dont les agriculteurs
« La hausse de la fréquentation vient de la ruralité dont les agriculteurs », précise Jérôme Despey. « Les opérations mises en place avec des autocaristes en province commencent à fonctionner », complète Valérie Le Roy, directrice du salon international de l’agriculture.
« Nous sommes en sécurité au salon » rappelle Jérôme Despey
A la question de savoir à partir de combien de visites le salon de l’agriculture est rentable, Arnaud Lemoine, directeur du Ceneca, propriétaire du salon, répond : « On parlera d’argent après. Là, on est dans l’action pour que tout le monde soit content, et pour l’instant, les gens sont contents. »
Autre élément qui aurait pu avoir une influence sur la fréquentation : la bagarre dimanche 23 février autour d’un stand de nougat largement médiatisée. « C’est une situation très isolée que nous condamnons fermement, les forces de police sont intervenues très rapidement, avec 15 interpellations. Nous avons porté plainte et nous suivons l’enquête », répond Jérôme Despey. « Nous redisons aux familles qu'elles peuvent venir, nous sommes en sécurité au salon », poursuit-il.
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Travaux du parc des expositions et gestion du sanitaire
« Ce salon est une édition particulière » rappelle le président du salon international de l’agriculture avec un élément supplémentaire qui perturbera encore son organisation pendant deux ans : les travaux du parc des expositions avec la démolition prochaine des halls 2 et 3 qui oblige les organisateurs à revoir toute la configuration du salon.
Pour les prochaines éditions, Jérôme Despey rappelle qu’il va aussi falloir « réfléchir pour mieux gérer le sanitaire ». « On va rebondir pour les années à venir », avance-t-il, insistant sur son fort regret que les bovins ne soient pas présents cette année à cause de la DNC.
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