Aller au contenu principal

Ravageurs colza : « J’utilise un produit de biocontrôle à l’efficacité proche du Boravi WG »

Agriculteur à Tilloy-les-Conty dans la Somme, Arnaud Mortier tente de limiter l'usage d'insecticides contre les ravageurs du colza.

Arnaud Mortier et son fils François-Xavier, à la ferme de Loeuilly dans la Somme : "Je ne fais jamais plus de trois traitements contre les ravageurs à l’automne et je n’ai plus de problème d’insectes au printemps."
© Ferme de Loeuilly

« En colza, les altises sont devenues un problème important. Je réalise des traitements en commençant par l’application d’une pyréthrinoïde trois semaines après le semis pour viser les petites altises quand je remarque de nombreuses piqûres sur les pieds de colza. Contre les adultes de grosse altise, une intervention est nécessaire entre fin septembre et début octobre.

Depuis trois ans, j’utilise un produit de biocontrôle à base de purin d’ail, commercialisé par Agrithil Conseil. J’obtiens de très bons résultats et j’estime son efficacité équivalente à celle du produit Boravi WG. À 12 euros de l’hectare, le coût n’est pas plus élevé qu’un insecticide classique. Boravi WG est réservé à la troisième application fin octobre ou début novembre. Mais compte tenu de son retrait, je ne sais pas ce que je réaliserai comme intervention cette année. Je ne fais jamais plus de trois traitements contre les ravageurs à l’automne et je n’ai plus de problème d’insectes au printemps.

Avant ces traitements, je soigne l’implantation du colza avec un semis direct précoce la seconde quinzaine d’août, un lit de semences de qualité et des pratiques d’agriculture de conservation des sols qui maintiennent une bonne fraîcheur du sol. Les colzas sont semés avec des plantes compagnes, un mélange de féverole, lentille et fenugrec qui a un effet perceptible sur les insectes. J’applique un engrais en localisé au semis pour obtenir un effet starter, soit du 18-46 (azote et phosphore) à 100 kilos par hectare, soit du Topfos (soufre et phosphore). J’obtiens en moyenne des rendements entre 40 et 45 quintaux/hectare (52 q/ha en 2022) entre mes sols limono-argilo-sableux et terres de craie. »

Ferme de Loeuilly SARL (Arnaud et François-Xavier Mortier). 298 ha dont 150 de blé tendre, 20 de colza, betterave sucrière, lin textile, escourgeon, pois de conserve (et semences), trèfle incarnat, lentille… Prestation de travaux agricoles.

Les plus lus

<em class="placeholder">épi de blé</em>
Cadmium : les teneurs mesurées en céréales et pommes de terre sont dans les normes et stables depuis 15 ans

La présence du cadmium dans l’alimentation fait l’objet d’une surveillance rapprochée par les filières céréales et pommes de…

<em class="placeholder">Vue aérienne d&#039;une ferme ayant plusieurs bâtiments agricoles non contigus</em>
Pas de permis de construire sans régularisation des anciens bâtiments agricoles

L’obtention d’un permis de construire peut être bloquée en présence d’une construction irrégulière dans le même ensemble…

<em class="placeholder">Branches d&#039;arbre d&#039;une parcelle forestière tombées dans une parcelle agricole</em>
Limite de propriété : que faire en cas de chute d’arbres sur ses parcelles agricoles ?

Les arbres en bordure de parcelles agricoles ne sont pas toujours bien entretenus. Quand des branches et des troncs tombent,…

<em class="placeholder">Pieds de maïs touché par la Geomyze.</em>
Géomyze sur maïs : que faire en cas d’attaques dans l’Ouest ?

La période de froid qui a stoppé la croissance des maïs a créé les conditions idéales pour la géomyze, une mouche qui s’…

<em class="placeholder">Parcelle semée en maïs en Charente.</em>
Zones intermédiaires : une MAEC à 92 euros par hectare pour les grandes cultures

En 2026, la mesure agroenvironnementale dédiée aux grandes cultures en zone intermédiaire (MAEC ZIGC) devient accessible à un…

<em class="placeholder">Moisson aux Etats-Unis. </em>
Marché mondial des céréales : les stratégies des grandes puissances creusent l’écart avec l’Europe

Face à des grandes puissances céréalières qui avancent selon des stratégies assumées, Arthur Portier, consultant chez Argus…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures