Un bâtiment bovin transformé en engraissement

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La machine à soupe est équipée d’une cuve polyester de 3 000 litres et d’une cuve de reste. La distribution est assurée par un circuit unique desservant l’ensemble des auges du bâtiment d’engraissement. Crédits : © D. Poilvet
Le maïs est stocké tous les jours dans une cuve intermédiaire pour être repris à la demande en fonction des besoins de la machine à soupe. Crédits : © D. Poilvet
De gauche à droite : Bertrand Chaumier, responsable bâtiment Agrial, Jean Luc Fourmond, directeur du groupement, Jean-François Osmond, Arnaud Degoulet, président d’Agrial, et David Leboucher, technicien. Crédits : © D. Poilvet
Le lactosérum est stocké dans une cuve extérieure. Son utilisation permet la valorisation des produits en saucisse de Morteau et de Montbéliard. Crédits : © D. Poilvet
Les auges d’alimentation sont réparties en quatre rangées sur le gisoir plein surélevé pour avoir un accès suffisant pour chaque porc. Crédits : © D. Poilvet
Chaque porc dispose d'une surface de 1.20 m2. Deux portillons permettent d’isoler les animaux dans la zone d'alimentation pour les soins, le curage du fumier ou les départs. Crédits : © D. Poilvet

À la tête d’un élevage de 140 truies naisseur-engraisseur partiel à Saint Louet sur Vire dans la Manche, il manquait à Jean-François Osmond 700 places d’engraissement pour engraisser tous ses porcs. L’acquisition d’un nouveau site d’élevage lui a permis de combler cette lacune. En parallèle, il s’est lancé dans la production de porcs Label rouge Opale. Dans une ancienne stabulation de vaches laitières, il a construit 14 cases de 50 porcs sur paille. Chaque porc dispose d’une surface de 1,20 m2. Les cases sont constituées d’une aire paillée et d’un gisoir surélevé en pente, où se trouvent les auges pour une alimentation à la soupe. Les porcs disposent chacun de 33 cm de longueur d’auge. « L’alimentation liquide est indispensable, pour maîtriser à la fois la qualité de la carcasse par un rationnement en fin d’engraissement, et pour valoriser du maïs humide et du lactosérum issu de deux laiteries voisines », explique l’éleveur. « Même en label rouge, les transformateurs sont attentifs au TMP ». Le lactosérum permet aussi de labelliser les carcasses pour la production de saucisses de Morteau et de Montbéliard, dans l’Est de la France (voir Réussir Porc novembre 2015 page 36). « Un tel bâtiment ne peut se rentabiliser que par des démarches de qualité qui apportent de la plus-value à la production », estime Bertrand Chaumier, responsable du service bâtiment du groupement Agrial. Car malgré une charpente, une couverture conservée et une part importante d’autoconstruction, le coût de la rénovation (460 euros la place) se rapproche de celui d’un bâtiment neuf sur caillebotis intégral. Il inclut cependant la machine à soupe, et la cuve de stockage du lactosérum. « Nous avons choisi de rénover ce bâtiment car le logement des porcs sur paille répond aux nouvelles attentes sociétales. Il donne aussi une image positive à la production. C’est un investissement sur du long terme ». La production de label rouge Opale pour l’IGP Morteau apporte une plus-value de 15,5 c€/kg aux producteurs, en plus de la plus-value technique. Une partie du prix de base est déterminée à partir du prix de revient du porc. « Cette part stable de la rémunération des carcasses permet de sécuriser le prix de vente et les débouchés », conclut Jean-Luc Chéreau, président du groupement Agrial.

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D.P.

Fournisseurs

Machine à soupe : Asserva
Filet brise-vent : Fouquet
Aménagements intérieurs : Fournier

Chiffres clés

Le groupement porc d’Agrial (2019)

380 adhérents
221 naisseurs-engraisseurs
129 post-sevreurs-engraisseurs
30 naisseurs
784 170 porcs charcutiers
12 041 reproducteurs
141 666 porcelets
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