Aller au contenu principal

Stabilité du prix des aliments entre 2015 et 2017

Le coût matière des aliments d’engraissement a peu évolué en trois ans. Le contexte est favorable à la réduction de leur taux de protéines.

Le tourteau de soja n'est incorporé qu'à 2% en moyenne dans les formules d'engraissement.
© P. Le Douarin

Le coût de revient matières premières des aliments porcs à l’engrais s’établit à 174 €/t en 2017. Il tient compte d’une consommation de 35 % d’aliment croissance et de 65 % d’aliment finition. Ce coût est intermédiaire entre ceux relevés en 2016 et 2015 (respectivement 168 et 188 €/t). Sa légère augmentation observée depuis 2016 s’explique par une hausse de l’ordre de 10 €/t du prix des céréales et des coproduits de céréales. À l’opposé, les tourteaux ont baissé de l’ordre de 10 €/t pour les sources métropolitaines voire de 30 €/t pour les produits d’importation. Mais, dans le même temps, le prix de la lysine de synthèse augmentait de 6 %.

La composition des aliments est marquée par la présence importante d’orge (22 %) aux dépens du blé dont le taux d’incorporation diminue de 58 à 49 % entre 2016 et 2017. Le son de blé représente 3 % des aliments. L’apport protéique est assuré par différents tourteaux. La part de tourteau de soja apparaît limitée comme les années précédentes et s’établit en moyenne à 2 %. La part de tourteau de colza atteint 5 %. Le tournesol décortiqué d’importation est incorporé à hauteur de 4 % et le tourteau de tournesol non décortiqué est limité à 1 %.

14,6 % de MAT en croissance

Les formules présentent des teneurs en protéines réduites, avec 14,6 % en croissance et 13,4 % en finition soit des valeurs équivalentes à celles observées en 2016. Le contexte est resté favorable à la réduction du taux de protéines des aliments. Rappelons que les teneurs maximales à respecter sont de 16 % en croissance et de 15 % en finition. Les teneurs en phosphore sont de 4,6 g/kg en croissance et de 4,3 g/kg en finition également équivalentes à celles de 2016, avec dans ce cas encore des valeurs assez éloignées des teneurs maximales fixées à 4,7 g/kg en croissance et 4,5 g/kg en finition.

La note de conjoncture Ifip établit des compositions d’aliment pour porc à l’engrais à partir de relevé mensuel de prix de matières premières rendues en Ille-et-Vilaine. Huit formules porc croissance et finition sont calculées avec des contraintes en énergie nette et en acides aminés digestibles variées permettant de balayer différents cas de figure. Cet article propose une rétrospective de l’année 2017 et compare les résultats aux années 2015 et 2016.

didier.gaudre@ifip.asso.fr

Les plus lus

truies en liberté dans des cases maternité en groupe de 6 truies, avec sevrage sur place
Truies en groupe et sevrage sur place, la maternité repensée

Sabine et Stéphane Demeuré ont mis au point leur modèle de maternité liberté qui associe truies en groupe et sevrage sur place…

<em class="placeholder">Jean-Marc et Stéphanie Langlais, éleveur de porcs</em>
« J’ai agrandi mon élevage de porcs pour avoir des salariés »

À Lamballe dans les Côtes-d’Armor, Jean-Marc Langlais a repris deux sites proches de son élevage pour atteindre une taille d…

<em class="placeholder">Steven Le Hir, éleveur porcin naisseur engraisseur et son équipe salariale</em>
« J’ai investi dans mon élevage porcin pour mieux accueillir des salariés »

Steven Le Hir, installé depuis octobre 2020 dans le Finistère, a souhaité très vite acquérir un autre site pour se…

<em class="placeholder">Un quart des 26 installations accompagnées par la Cooperl en moyenne tous les ans se font hors cadre familial</em>
Transmettre son exploitation à son salarié

Pour remplacer les éleveurs qui vont partir en retraite, les seules transmissions familiales ne suffiront pas. Les salariés…

<em class="placeholder">« Demain, les élevages seront moins nombreux et plus grands »</em>
« Demain, les élevages de porc seront moins nombreux et plus grands »

L’agrandissement de la taille des exploitations porcines semble être amené à perdurer. Une évolution nécessaire pour maintenir…

<em class="placeholder">L&#039;éleveur Samuel Blaisot devant son nouveau bâtiment, entouré de Fabrice Collin et Philippe Delahaye de Cirhyo.</em>
« J’ai arrêté le naissage dans mon élevage porcin pour agrandir mon post-sevrage et mon engraissement »

En collaboration avec Cirhyo, Samuel Blaisot a arrêté le naissage et augmenté de 7 400 à 12 000 son nombre de…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​ TTC
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT’Hebdo Porc (tendances et cotations de la semaine)